La contraception
La contraception est une pierre angulaire de la lutte pour les droits reproductifs au Québec
L’accès à la contraception est un projet au cœur de la mission de la FQPN depuis les débuts de l’organisme. Des revendications et actions ont été posées en lien avec ce dossier tout au long de son histoire. La FQPN a notamment suivi de près le développement de nouveaux moyens de contraception tels que les injections et le timbre contraceptif. Afin de favoriser la prise de décision libre et éclairée, la FQPN tient à jour des informations complètes, précises et objectives à propos des différentes options possibles en matière de contraception sur le site internet.
Depuis septembre 2023, l’équipe de la FQPN s’est agrandie pour accueillir une chargée de projet sur le dossier contraception. Elle travaille à mettre à jour une expertise sur les enjeux de la contraception et à établir l'argumentaire social et politique pour la gratuité de la contraception sur ordonnance au Québec.
Pétition à l'Assemblée nationale "Instauration d'un programme d’accès gratuit à la contraception" (déposée le 26 novembre 2024 à l’Assemblée nationale - 95 823 signatures)
Contact média : Anne-Sophie Gignac (asgignac@fqpn.qc.ca), 438-522-5951
Lien vers le site de la Révolution contraceptive: https://www.revolutioncontraceptive.ca/
Les méthodes contraceptives
On peut devenir enceinte de la puberté (le début des règles) à la ménopause, soit pendant une période de 30 à 40 ans. La contraception permet de prévenir ou d’espacer les grossesses et de faire des choix face à la maternité et la parentalité.
L’utilisation d’un contraceptif permet une plus grande autonomie des femmes cis et trans, des hommes cis et trans et des personnes non binaires face à leur corps, leur sexualité et leur désir d’avoir ou non un enfant.
Il existe différentes méthodes contraceptives: les méthodes hormonales, les méthodes barrières, les méthodes naturelles, le stérilet, les spermicides et la stérilisation.
Il importe d’être bien informé.e sur les différentes possibilités et d’être clair.e sur nos besoins et nos valeurs lorsque nous choisissons notre méthode de contraception.
Choisir la méthode de contraception qui correspond le mieux à nos besoins contribue à une meilleure santé sexuelle!
La fécondation, c’est lorsqu’un spermatozoïde féconde un ovule. Si celui-ci s’implante dans l’utérus, il y a une grossesse: un embryon se développe alors dans l’utérus pour les neufs prochains mois.
On estime que deux personnes fertiles de sexes opposés qui ont des relations sexuelles avec pénétration vaginale et qui n’utilisent pas de contraception pendant un an ont 85% de probabilité de grossesse.
La contraception vise à éviter que cette grossesse ne se produise. Il existe pour cela différentes méthodes.
Pour choisir le moyen de contraception qui vous correspond le mieux, consultez:
Ma contraception.org Ça se planifie.ca
La contraception au Québec
C'est légal!
En 1892, le Code criminel du Canada considérait comme criminelles la vente, la publicité ou l’offre de contraception. Pour prévenir ou espacer les grossesses, on utilisait alors la méthode du calendrier, l’allaitement, les condoms, les douches vaginales et les diaphragmes.
La pilule contraceptive a été introduite sur le marché canadien en 1961. Qualifiée de « produit d’hygiène féminine », elle était officiellement prescrite afin de « régulariser le cycle menstruel ».
Il a fallu attendre 1969 pour que la contraception soit décriminalisée. Mais avant cela déjà, des femmes et des professionnels et professionnelles de la santé militaient pour le planning des naissances. En 1970 par exemple, le Front de libération des femmes du Québec traduit le Birth control handbook produit par le Montreal’s Women Liberation Movement.
Depuis, au Canada, nous avons le droit de recourir à la contraception, peu importe notre âge, tant qu’on est en mesure de comprendre les avantages et les risques liés à ce produit. Au Québec, c’est un peu différent: l’âge du consentement médical est fixé à 14 ans. Avant cet âge, il est nécessaire d’obtenir une autorisation parentale ou tutorale pour obtenir une contraception sous prescription médicale. Mais on peut toujours se procurer des condoms!
Et confidentiel...
La personne qui nous prescrit une méthode de contraception est tenue au secret médical et n’est pas autorisée à en parler à la famille, au(x) partenaire(s) ou autre personne à moins d’un consentement écrit de notre part. Il existe une exception: si le personnel médical croit que nous sommes victime d’abus et considère qu’il est de son devoir d’en informer d’autres professionnels et professionnelles en intervention.
La contraception d'urgence
En cas de rapport sexuel à risque ou d’échec de la méthode de contraception, il est possible de recourir à la contraception d’urgence. Deux méthodes existent: la contraception hormonale d’urgence, disponible en pharmacie et efficace jusqu’à cinq jours après le rapport sexuel à risque et le stérilet, qui nécessite une prescription et une rencontre avec un ou une médecin et gynécologue pour la pose dans les sept jours suivant le rapport sexuel à risque.
Celles et ceux d’entre nous qui ne sont pas couvert.e.s par l’assurance maladie provinciale ou un régime d’assurance privé doivent assumer le coût de la pilule contraceptive d’urgence (environ 25$) et de la consultation avec un ou une pharmacienne (40$). Au Québec, il faut consulter le ou la pharmacienne et avoir plus de 14 ans, ou une autorisation parentale ou tutorale pour y avoir accès. Le ou la pharmacienne est tenue au secret médical, et ne peut révéler au(x) partenaire(s), à la famille ou autre personne que nous avons eu recours à la contraception d’urgence sans notre consentement écrit. L’exception en lien avec le soupçon d’abus est également applicable ici.