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La FQPN et l'avortement

La FQPN est pro-choix 


La FQPN est un organisme qui défend le droit:

  • D’avoir ou de ne pas avoir d’enfants
  • D’en déterminer le nombre
  • De choisir le moment
  • D’élever ses enfants dans la dignité c’est à dire à l’abri de la violence, de la pauvreté et des discriminations.

 Le libre choix n’a de sens, dans la pratique, que si chacun.e a accès à des services de planning des naissances complets, incluant des services d’avortement gratuits et de qualité. C’est pourquoi, après plusieurs années de lutte pour le droit à l’avortement et depuis sa décriminalisation au Canada en 1988, la FQPN travaille surtout à l’amélioration de l’accès aux services d’avortement.

Au Québec, environ 20 000 avortements sont pratiqués chaque année. En moyenne, une Québécoise sur trois aura recours à l’avortement dans sa vie, un chiffre stable et comparable aux autres pays industrialisés où l’avortement et la contraception sont légaux et accessibles. 

La FQPN demeure vigilante pour défendre le droit à l’avortement. Au niveau fédéral, 50 motions visant à attaquer ou limiter le droit à l’avortement ont été déposées depuis 1988. Il existe aussi environ 200 centres d’aide à la grossesse anti-choix au Canada, dont une dizaine au Québec.

L’avortement est un choix parfois difficile à faire mais qui fait partie de la réalité des femmes, les hommes trans et les personnes non-binaires depuis toujours. Les raisons pour lesquelles ielles décident d’interrompre une grossesse leur appartiennent et ielles ont droit au respect de leur décision.

Le libre choix


Qu’est ce que le libre choix?

C’est la possibilité de choisir si et quand on veut des enfants.

Être pro-choix, cela signifie défendre l’accès libre et gratuit à l’avortement, à la contraception et à l’éducation à la sexualité.

Mais c’est aussi revendiquer la revalorisation des minima sociaux (bien être social, assurance chômage, salaire minimum), l’augmentation du nombre de places en garderie et le contrôle du prix des loyers, entre autres. Bref, toute une série de mesures qui favorisent l’autonomie et la sécurité financière des femmes et des personnes trans*, afin que chacune d’entre nous puisse réellement choisir sa maternité et, le cas échéant, élever dans la dignité le ou les enfants qu’elle a mis au monde.

Le contrôle de notre fertilité et le choix libre et éclairé de la maternité est une condition fondamentale de l’autonomie et de l’émancipation des femmes et des personnes trans. Ce droit a été acquis suite à de longues luttes et il est important de le préserver.

Le respect du choix

Nous avons toustes droit à de l’information fiable et à du soutien afin de faire un choix éclairé. Nous avons droit au respect, quelle que soit notre décision. Personne ne peut juger de notre (in) capacité à devenir mère ou parent. Nous sommes expert.es de nos propres vies, et méritons de choisir librement ce que nous pensons être le mieux pour nous dans le contexte qui est le nôtre.

Les seuls organismes au Québec qui sont officiellement reconnus par la FQPN comme offrant soutien et accompagnement dans la perspective du libre choix sont S.O.S. Grossesse, SOS Grossesse Estrie et Grossesse-Secours.

Pour trouver un ou une professionnelle en santé sexuelle et reproductive, consulter la Carte ressources ou appeler la FQPN 514 554 4088.

Action Canada (1-888-642-2725, ou clavardage au: 613-800-6757) et Abortion Care Canada (1-226-449-2223) offrent une variété de services incluant une ligne d’écoute, la référence vers des points de service offrant l’avortement et un service de fonds de dépannage.

Poursuite de la grossesse


Lorsqu’on décide de poursuivre notre grossesse, il existe des ressources pour nous informer, nous soutenir et nous accompagner dans ce choix.

Le Regroupement Naissances-Respectées est un organisme féministe provincial d’action communautaire autonome principalement composé d’organismes qui offrent des services aux familles dans leur parcours périnatal. La mission du RNR est de promouvoir et de défendre les droits, dont le respect de l’autonomie et de l’agentivité de toute personne vivant la période périnatale, et ce, dans une perspective de justice sociale.

Le CLSC peut aussi nous appuyer dans nos démarches pour obtenir un suivi de grossesse ou de l’information sur les aides financières ou matérielles auxquelles on peut avoir droit.

Pour trouver une sage-femme, on peut consulter le site du Regroupement les sage-femmes du Québec.

Si on vit une situation particulière telle que l’itinérance, la violence conjugale, la consommation…etc pendant notre grossesse, on peut consulter les organismes communautaires qui sont au fait des ressources adaptées qui existent dans notre région. Contactez la FQPN (info@fqpn.qc.ca ou 514-554 4088) pour plus d’info.

Finalement, il est possible de décider de poursuivre notre grossesse mais de confier l’enfant en adoption à la naissance. Si tel est notre choix, il faut en informer le personnel médical lors du suivi de grossesse ou lors de l’accouchement. Ils et elles contacteront le Centre Jeunesse local qui se chargera du processus. Cette décision est irréversible après 30 jours.

Avortement


Même si cela fait plusieurs décennies que l’avortement est décriminalisé au Canada, beaucoup de mythes circulent encore et cet acte reste stigmatisé. Pourtant, il faut savoir qu‘une femme sur trois aura recours à l’avortement dans sa vie en Amérique du Nord. Et contrairement à ce qu’affirment les rumeurs alarmistes, ce taux n’est pas en augmentation et est équivalent à celui des autres pays industrialisés.

Lorsqu’on veut prendre une décision éclairée, il est important d’avoir toutes les cartes en main pour le faire.

Deux méthodes

Il existes deux méthodes pour interrompre une grossesse:

  • l’avortement par instruments, qui est une intervention mineure qui dure moins de 10 minutes, sous anesthésie locale.

  • l’avortement par médicaments, qui consiste en la prise de deux médicaments qui provoquent l’arrêt et l’expulsion de la grossesse. L’avortement par médicament est disponible au Québec et consiste en une combinaison mifépristone-misoprostol. Cette combinaison, aussi connue sous le nom de Mifégymiso, été approuvée par Santé Canada en Août 2015. Depuis 2022, la limite de 63 jours de gestation a été retirée par le Collège des médecins du Québec.

Pour obtenir un avortement, il faut auparavant avoir confirmé la grossesse avec un test de grossesse. On en trouve en vente libre en pharmacie (8-18$), gratuitement au CLSC ou même dans certains magasins à 1$. Un test de grossesse doit être effectué après qu’un retard de règles a été constaté. Si on le fait plus tôt, le taux d’hormones ne sera peut-être pas suffisamment élevé pour être décelé.

L’avancement de la grossesse est calculé à partir du premier jour des dernières menstruations. En effet, connaitre le nombre de semaines/jours de la grossesse permet de procurer la méthode d’avortement la plus sécuritaire et adaptée. Une échographie est systématiquement réalisée avant l’intervention.

Selon la région dans laquelle on vit, les délais pour obtenir un rendez-vous varient de une à trois semaines.

Les personnes trans et non-binaires ont également recours à des avortements. Il est cependant très difficile de déterminer le pourcentage exact de patient.e.s trans/non-binaires qui ont eu recours à des avortements. En effet, comme le suggère A.J. Lowik dans “Trans-Feminisms and Trans-Inclusive Abortion Clinics: The tension between gender identity and corporeality”, certaines personnes trans/non-binaires évitent de dévoiler leur identité de genre lorsqu’elles accèdent aux soins en avortement dans le but d’éviter la discrimination, les jugements et les remarques inappropriées qui pourraient découler de leur interactions avec les professionnel.le.s de la santé. Parce que l’identité de genre des personnes qui accèdent aux services d’avortement est assumée être « femme », il est difficile d’évaluer le nombre de personnes concernées par la problématique. Pour plus d’information, consultez notre guide pour les prestataires de soins.

Au Canada, il n’y a pas de date limite légale pour avorter mais la pratique est encadrée par les ordres professionnels. Il faut savoir que plus de 90% des avortements ont lieu durant le premier trimestre (moins de 12 semaines de grossesse).

Accessibilité

L’avortement est un service médical essentiel reconnu et est légal partout au Canada. Pourtant, certaines provinces ont peu de points de service, ce qui oblige les personnes qui souhaitent recourir à l’avortement à se déplacer sur de longues distances.

Il existe aussi d’autres barrières d’accès, au delà du territoire géographique: la langue dans laquelle sont fournis les services, l’accessibilité physique pour les personnes en situation de handicap, la méconnaissance des enjeux trans, etc. Certaines d’entre nous (immigrantes non-reçues ou en attente de statut, étudiant.es international.es) ne sont pas couvertes par l’assurance maladie ou une assurance privée et doivent payer de leur poche pour le service.

Pour trouver un service d’avortement proche de chez vous au Québec, consultez la carte, ou appelez la FQPN au 514 554 4088.

Pour trouver un service ou obtenir des informations sur l’avortement dans le reste du Canada, appelez la ligne d’écoute d’Action Canada ou d’Abortion Care Canada.

Depuis 2008, les services d’avortement sont gratuits car ils sont entièrement financés par l’État et donc accessibles gratuitement partout au Québec, y compris dans les cliniques à gestion privées et au sein des Centres de santé des femmes (Montréal, Mauricie, Outaouais et Québec). Il faut néanmoins détenir une carte d’assurance maladie délivrée par le Régime d’assurance maladie du Québec (RAMQ) ou relever du programme de soutien aux réfugié.e.s.

Pour les personnes qui ne sont pas couvertes par l’assurance maladie, il est possible d’obtenir le service en le payant (les coûts varient de 500$ à 10 000$ selon le lieu et le nombre de semaines de  grossesse). Il existe des alternatives pour celles qui n’ont pas les fonds suffisants. Pour en savoir plus, contactez la FQPN, 514 554-4088 ou Action Canada ou Abortion Care Canada.

Qui peut obtenir un avortement?

Si on a plus de 14 ans, on peut obtenir un avortement sans le consentement de notre famille ou de notre tuteur ou tutrice. Toutefois, si une hospitalisation de plus de 12 heures s’avère nécessaire et que nous sommes mineure, les personnes majeures responsables doivent être prévenues.

Lorqu’on a moins de 14 ans, le consentement des parents ou des tuteurs ou tutrices est nécessaire.

Consultez la carte de la FQPN pour trouver des ressources supplémentaires, de l’information, du soutien ou des services offrant l’avortement.​

Ressources et publications



2026 - Ta raison, c'est la bonne -  Taraison.ca

2026 - Mieux comprendre le mouvement anti-choix au Québec -  Télécharger le PDF

2025 - Quand le consensus vacille : état des lieux du mouvement contre l’avortement au Québec -  Télécharger le rapport


2025 - Laïcité et accès à l’avortement au Québec – Télécharger le PDF


2024 - Patient.e migrant.e à statut précaire: Quelle couverture médicale? - Télécharger le PDF


2024 - Guide médiatique sur l’avortement (FR) - Télécharger le PDF


2024 - Abortion media guide (ENG) - Download PDF


2023 - Garantir le droit à l’avortement en renforçant l’accès aux services - Télécharger le PDF


2023 - Une loi pour protéger le droit à l’avortement au Québec : Est-ce vraiment nécessaire? - Télécharger le PDF


2017 - Services d’avortement adaptés aux réalités trans, 2017 - Télécharger le PDF


2017 - Trans-Inclusive Abortion Services - Download PDF

Projets et mobilisations


En plus de produire le Bottin des ressources en avortement au Québec tous les deux ans depuis 1988, la FQPN mobilise le mouvement pro-choix du Québec pour défendre l’accès aux services. La FQPN coordonne le comité de veille en avortement du Québec, composé de professionnel.le.s et de militant.es pour le droit à l’avortement, et coordonne un fonds de dépannage pour couvrir les frais d'interruption de grossesse pour les personnes sans couverture RAMQ, PFSI ou assurances privées.  

Pour rester à l'affût des mobilisations et actions politiques sur le dossier avortement, inscrivez-vous au réseau de veille pro-choix du Québec.

Jess Legault (jlegault@fqpn.qc.ca), 514-554-4088 

2025

2024

  • Publication du Guide médiatique en avortement, disponible en anglais et en français.

  • Mise en place d’un fonds de dépannage pour couvrir les frais d’interruption de grossesse pour les personnes migrantes à statut précaire ou n’ayant pas accès à la RAMQ, au Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI) ou à une couverture de soins appropriée par des assurances privées.

  • Coordination de la Riposte Pro-Choix lors de la première « Marche pour la vie » à Québec, le 1 juin

2023

    • Campagne d’éducation populaire pour expliquer les enjeux autour d’un projet de loi sur l’avortement

    • Publication de la 17e édition du Bottin des ressources en avortement au Québec, disponible gratuitement grâce au financement du MSSS et de la Fondation Solstice.

    • Collaboration avec S.O.S. Grossesse, S.O.S. Grossesse Estrie et Grossesse-Secours pour relancer la campagne « Ta raison c’est la bonne », une campagne d’information et de sensibilisation sur le droit et l’accès à l’avortement, grâce au financement reçu du Secrétariat à la condition féminine

2022