La sexualité et la loi

Age du consentement

Au Canada, l’âge du consentement sexuel est établi à 16 ans. Cela signifie qu'à partir de cet âge là on est considéré comme étant en mesure de consentir à une activité sexuelle. Si on est plus jeune, soit 12 ou 13 ans, il peut y avoir un maximum de deux ans différence entre les deux partenaires. Si le ou la plus jeune partenaire a 14 ou 15 ans, il peut y avoir un maximum de cinq ans de différence entre les deux partenaires. Cela ne signifie qu'une plainte pourrait être posée envers la personne qui est la plus âgée.

Si on a moins de 18 ans, on ne peut pas non plus consentir à une relation sexuelle avec un-e adulte en situation d’autorité ou de confiance (enseignant-e, patron-n e, entraîneur-e sportif, animateur-trice de camp de vacances, etc.).

On ne peut pas non plus donner son consentement si on est forcé, menacé, ou si on a peur. Ou si on est sous les effets de la drogue, de l’alcool ou si on est inconscient-e.

Et on peut retirer son consentement à tout moment!!!

Pour plus d’informations sur le consentement du point de vue légal, cliquez iciCe lien ouvre une nouvelle fenêtre..

!! Contenu sensible : La section qui suit contient des informations sur les agressions sexuelles !!

Les agressions sexuelles

Si on n’a pas consenti à une activité sexuelle/sensuelle, si elle nous est imposée ou extorquée par l’agressivité, la menace, le chantage, la violence physique ou psychologique, la manipulation ou l’intimidation, il s’agit d’une agression sexuelle. « Une agression sexuelle est un geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique (verbal), commis par un individu sans le consentement de la personne visée(*Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.)". Cela peut être une « main baladeuse » dans le transport en commun, de la cyber-intimidation (menaces de viol), être forcé-e à regarder du matériel pornographique, un viol par une personne de son entourage (collègue de classe, ami-e de la famille etc.). Le stéréotype de l’agresseur-e inconnu dans une ruelle sombre reflète bien peu la réalité de l’agression sexuelle. « Plus de 80% des victimes connaissent leur agresseur-e. Qu’il s’agisse d’une connaissance, d’un-e ami-e ou d’un-e membre de la famille, il/elle profite, en général, de sa relation de confiance ou de sa position d’autorité pour agresser sexuellement. Les agresseur-e-s peuvent aussi être des professionnel-le-s comme par exemple : un-e thérapeute, un-e médecin, un-e psychiatre, un-e policier-e, un-e entraineur-e, un-e professeur-e. »

La culture du viol décrit un environnement social et médiatique dans lequel les violences sexuelles trouvent des justifications, des excuses et sont simplement banalisées, voire acceptées. C’est un environnement qui favorise l’émergence de certains mythes qui ridiculisent et blâment les personnes qui ont survécu à des agressions sexuelles (et surtout, justifient l’agression).

Voici quelques exemples de ces mythes, qu'on a tous et toutes déjà entendus:

  • Seulement un certain type de personnes peuvent se faire agresser sexuellement (ex : travailleuses du sexe ou les femmes minces et féminines)
  • Certains comportement attirent et justifient les agressions sexuelles (sortir la nuit et porter une jupe courte par exemple);
  • Lorsqu’une personne dit non, en réalité elle veut dire oui
  • Les personnes qui se font violer éprouvent un désir inconscient d’être violées
  • Les femmes tendent à exagérer les impacts et les conséquences de l'agression sexuelle et les plaintes qui s’en suivent sont généralement non-fondées

L’expression "culture du viol", désigne une société ou une culture dans laquelle la violence sexuelle est considérée comme la norme - une société où l’on ne dit pas aux gens de ne pas violer, mais plutôt de ne pas se faire agresser.’’ Tiré de l'article  La culture du viol, c'est quoi?Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.

En savoir plus sur la culture du viol:

C’est à la personne qui  l'a vécu de déterminer si elle a subi une agression sexuelle et non pas aux personnes qui en sont témoins ou aux agent-e-s de la loi. Les agressions sexuelles s’accompagnent souvent d’une perte de contrôle, c’est pourquoi il est essentiel que les victimes et survivantes regagnent leur autonomie en prenant les décisions qu'elles trouvent le plus adaptées par rapport à la suite des choses: dénoncer ou pas, porter plainte à la police ou pas, entamer une démarche de justice réparatrice, consulter des professionnel-les de la santé ou pas etc.

Gardons en tête que l’agression sexuelle est d’abord et avant tout un abus de pouvoir, et non pas le résultat d'une pulsion sexuelle incontrôlable. Elle peut prendre plusieurs formes, et être vécue pendant de longues périodes, parfois sans que l'entourage ne le remarque. Il importe de prêter attention aux signaux et aux appels des gens autour de nous, même discrets, et de respecter leur parole lorsqu'ils et elles décident de s'ouvrir sur ce vécu difficile. Dénoncer une agression demande beaucoup de courage. Et se reconstruire après demande un support empathique et conscient de l'entourage.

Pour plus d’informations sur les agressions sexuelles, et du support, consultez le site des CALACSCe lien ouvre une nouvelle fenêtre..

Vous vous posez des questions sur votre relation?  Violence dans un contexte intimeCe lien ouvre une nouvelle fenêtre..

Date de dernière modification : 22 janvier 2018

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