Non à la motion Woodworth !
Montréal, le 26 avril 2012 - La Fédération des femmes du Québec (FFQ) et la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) dénoncent la motion Woodworth (M-312) débatue aujourd’hui à la Chambre des communes qui menace le droit à l’avortement et la contraception. « Personne ne peut forcer une femme à devenir mère contre son gré. Nous refusons que d’autres puissent décider pour nous ! » s’exclame Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec.
Accorder un statut juridique au fœtus, c’est criminaliser les femmes enceintes. Si le fœtus est reconnu juridiquement comme un « être humain » avec des droits propres, les femmes risquent d’être criminalisées pour des comportements ou des problèmes qui ne sont par ailleurs pas criminels (refus de césarienne ou fausse couche).
Accorder un statut juridique au fœtus, c’est rendre l’avortement illégal tout comme certaines méthodes contraceptives. Si la définition d’ « être humain » est étendue au fœtus dans le Code criminel du Canada, tout fœtus aurait le « droit à la vie » et il deviendrait donc illégal pour une femme de se faire avorter. Cela pourrait également rendre illégales les méthodes contraceptives, comme le stérilet et la contraception d’urgence, qui empêchent l’implantation de l’œuf fécondé dans l’utérus.
Accorder un statut juridique au fœtus peut contraindre les femmes à porter des grossesses non désirées à terme. Si l’avortement est criminalisé, de nombreuses femmes seront forcées de mener des grossesses non désirées à terme. Cela aurait des impacts dévastateurs sur leur santé mentale et sur leur intégrité physique. « Les risques, si cette motion était adoptée, seraient de recriminaliser l’avortement et d’introduire une surveillance accrue des femmes enceintes. » déplore Sophie de Cordes, coordonnatrice générale de la Fédération du Québec du planning des naissances.
Le mouvement des femmes s’oppose catégoriquement à la motion Woodworth et est prêt à se mobiliser. Il s’attend également à ce que les députéEs fédéraux du Québec votent contre la motion en continuité avec la prise de position de l’Assemblée nationale du Québec : il appartient aux femmes de choisir.
Mobilisation !!
Comme vous le savez, le député conservateur Stephen Woodworth travaille à faire reconnaître le fœtus comme étant un être humain et donc une personne au sens juridique. En janvier dernier, il a mis au défi le mouvement pro-choix de démontrer qu’un fœtus ne devient un « être humain » qu’après la naissance. À la mi-mars, il a augmenté la pression en déposant une motion (M-312), qui revendique un comité parlementaire pour examiner si la définition de l’ « être humain » dans le Code criminel devrait inclure le fœtus.
Les enjeux sont nombreux, notamment la limitation du droit à l’avortement et la remise en question de la contraception. De plus, la mise sur pied de ce comité donnerait une visibilité très importante aux anti-choix.
La motion sera débattue au parlement canadien le 26 avril, alors il faut agir maintenant! Voici quelques moyens d’action :
1/ Mettez de la pression sur votre députéE pour qu'elle ou il prenne position contre cette motion lors du débat le 26 avril! Signez et envoyez-lui le modèle de lettre : www.arcc-cdac.ca/fr/action/M-312-modele-lettre.html . (Rappelons-nous que nous n'avons pas à mettre de timbre quand nous envoyons du courrier à unE députéE à son adresse du parlement.)
2/Manifestez votre opposition à cette motion anti-choix en signant cette pétition : www.gopetition.com/petitions/oppose-motion-312-rejetez-motion-312.html
Avortement : La FFQ et la FQPN disent « non » à la réouverture du débat
La Fédération des femmes du Québec (FFQ) et la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) réagissent vivement à la proposition du député conservateur de la Saskatchewan, Brad Trost, à l’effet de rouvrir le débat sur l’avortement. « La Cour suprême du Canada a déjà fait le tour de tous les arguments concernant l’avortement et a décidé qu’il n’est pas question d’interdire l’avortement car cela porterait atteint aux droits inaliénables des femmes à la sécurité de la personne et à la liberté » ont affirmé Alexa Conradi, présidente de la FFQ et Ainsley Jenicek, porte-parole de la FQPN.
Cliquez ici pour lire le communiqué.
Le point sur les services d'avortement au Québec
Cliquez ici afin de consuter notre recherche réalisée conjointement avec l'ACLC : Le point sur les services d’avortement au Québec - also available in English. Quant à notre série de recommandations à l'intention du MSSS, elle est disponible ici.
Commission sur le plan d'action gouvernemental pour l'égalité entre les hommes et les femmes
La FQPN a déposé un mémoire dans le cadre des audiences publiques sur le document Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait... en vue du développement d'un 2e plan d'action gouvernemental en matière d'égalité entre les hommes et les femmes .
Cliquez ici pour écouter notre présentation devant la Commission (une transcription est également disponible ici).
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