Anatomie sexuelle

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Un cours d’anatomie sexuelle? Avec plaisir!!!

De manière générale, quand on pense à l’anatomie sexuelle, on pense aux organes sexuels et reproductifs (pénis, vulve, utérus, etc.). Bien que ces éléments soient importants, ils en disent peu par rapport au plaisir et aux désirs. Pourtant, ces éléments sont des aspects clé d’une sexualité positive et émancipatrice et de relations saines et épanouissantes.

Dans cette section, on parlera des outils de prédilections du en débutant avec ces parties que tout le monde a en commun pour ensuite décrire l’anatomie sexuelle propre à chaque sexe (mâle/femelle). Ne vous en faites pas, vous vous y retrouverez!

Nos corps sont magnifiques et complexes et aucune partie de ces merveilles n’est liée à l’orientation sexuelle. On devrait toujours être seulement libre d’explorer ce qu’on a envie d’explorer, le sexe anal en est un exemple. Si on a envie de s’aventurer dans cette direction, on doit laisser tomber nos idées homophobes ou la honte liée à nos fesses. Ces idées peuvent avoir une influence négative sur notre sexualité ou influencer négativement l’image corporelle de nos/notre partenaire-s.

Il en va de même pour l’apparence de nos organes génitaux. Celle-ci peut être une grande source d’anxiété surtout lorsqu’on a en tête l’envie de satisfaire un-e partenaire sexuel-le. Pourtant, la capacité qu’on a d’avoir des relations sexuelles saines et épanouissantes est liée à un ensemble de facteurs dont l’attraction, la confiance en soi, la capacité d’écoute de l’autre et de ses besoins et envies…Des compétences à développer, quelle que soit notre anatomie.

 

LE SEXE EST ENTRE VOS DEUX OREILLES!

L’organe principal du plaisir est le cerveau. Il est responsable de nos émotions, de nos sens et de nos souvenirs. Il gère le système nerveux et les afflux d’hormones associées au plaisir. Le cerveau de chaque personne régit ces fonctions différemment. Si on ne peut pas sentir certaines parties de notre corps dû à une forme ou une autre de paralysie, ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas ressentir de plaisir. Tout ça pour dire que sans notre cerveau, on ne pourrait pas faire la différence entre douleur et plaisir, même si quelqu’un nous touchait à notre endroit préféré.

La stimulation sexuelle la plus parfaite et intense n’aura aucun effet si notre cerveau est branché sur le canal « est-ce que j’ai bien sorti les poubelles? ». Pensons à tous les messages qui nous ont été transmis dans notre vie par rapport à la sexualité et nos corps, à nos peurs, nos fantasmes, à nos expériences précédentes, etc. Tout ça influence notre sexualité et ce, avant même quelque stimulation sensorielle que ce soit.

 

LES ZONES ÉROGÈNES

 Les zones érogènes sont ces parties du corps sensibles aux caresses. Les mamelons, le creux du cou, le lobe de l’oreille en sont quelques exemples. Les zones érogènes sont propres à chacun-e. On s’entend pour dire qu’un baiser sur le mamelon pour l’un-e peut rimer avec excitation alors que pour l’autre cette stimulation chatouille ou est tout simplement désagréable. Encore une fois, certaines sensations, souvenirs et situations peuvent déterminer la réaction qu’on peut avoir face à cette stimulation. Ainsi, une zone érogène n’est pas toujours associée au plaisir.

Avez-vous identifié vos zones érogènes ? Et celles de votre/vos partenaire-s sexuel-le-s ? Caresser et explorer son corps en entier, soit avec un-e partenaire sexuel-le, avec soi-même ou avec l’aide de jouets sexuels (vibrateurs, dildos, etc.) est un excellent moyen d’identifier ses zones érogènes, de découvrir ce qu’on aime et le type de stimulation qui fait réagir notre corps agréablement. Qui sait, plusieurs trésors se trouvent peut-être sur la route…

 

SOUS LA CEINTURE!!!

Tout le monde a un anus!

L'anus est l'orifice externe du canal anal. Il contient beaucoup de terminaisons nerveuses, ce qui en fait une zone érogène pour certaines personnes. Tout comme le vagin, ses terminaisons nerveuses se concentrent autour de son ouverture et son entrée. Au contraire, du vagin, l’anus ne se lubrifie pas naturellement. La région de l’anus peut être une zone érogène pour tout le monde, quel que soit notre genre ou notre orientation sexuelle.

Les muscles du plancher pelvien ont un rôle à jouer dans les sensations que nous ressentons au niveau de nos organes génitaux. Ils se trouvent dans la région du périnée et s'étendent de votre os pubien à l'avant jusqu'à votre colonne vertébrale à l'arrière. Ce sont ces muscles que l’on utilise pour retenir notre urine pendant la miction et ce sont également ces muscles qui se contractent pendant l‘orgasme. Certaines personnes parviennent même à l’orgasme en contractant ces muscles de façon répétée!

 

LE PRÉPUCE ET LE GLAND

Le pénis et le clitoris présente une structure similaire. Cette similitude remonte à la formation des embryons mâles et femelles qui, jusqu’à la neuvième semaine, ont des organes génitaux externes indifférenciés. Ici, on va s’attarder au gland et au prépuce, deux éléments qui sont communs aux deux organes génitaux.

Le gland se compose de peau, de muqueuse, de nerfs, de vaisseaux sanguins et de fibres musculaires. Il se compose également de tissu érectile, c’est-à-dire qui se raidit et augmente en volume lors de l’érection. Quand on est excité-e, le gland se remplit de sang et devient généralement plus volumineux, c’est ce qu’on appelle une érection.

Il est l’extrémité sensible du pénis et du clitoris. Il possède des milliers de terminaisons nerveuses. C’est ce qui en fait une zone érogène de prédilection pour beaucoup d’entre nous. Avec l’érection, le prépuce se rétracte pour exposer le gland. La taille du gland et du prépuce varient d’une personne à l’autre. Un clitoris mince court peut avoir un long prépuce charnu, un long clitoris épais peut avoir un prépuce mince et court. Il en va de même pour les sensations.

Sur le gland, on trouve le prépuce, un lambeau de peau mobile, rattaché au gland par une membrane, le frein. Le gland est constamment lubrifié par celui-ci. Cette lubrification permet au prépuce de glisser sur la surface du gland. Le prépuce recouvre et protège le gland contre les infections et maintient un environnement stérile.

 

ÉRECTION ET ÉJACULATION

Une érection survient lorsque certaines parties de votre corps se gorgent de sang. On a tendance à croire qu’elle est la chasse gardée du pénis, mais on constatera que le clitoris et les mamelons peuvent aussi être en érection!

En fait, le mécanisme est le même. Tout d’abord, les deux sont faits de tissus érectiles. Le clitoris et la verge sont composés de corps caverneux et spongieux qui se remplissent de sang à la suite d’une stimulation sexuelle. Ce qui se traduit par une érection. L’érection est contrôlée par notre système nerveux qui est également responsable de la digestion et de la relaxation. C’est pourquoi c’est plus facile d’avoir une érection quand on se sent confortable et à l’aise. L’anxiété et le trop plein d’excitation peuvent empêcher l’érection.

Si le mécanisme d’érection du clitoris est identique à celui du pénis, il est cependant plus discret étant donné sa taille. Les glandes vestibulaires, les petites lèvres et le corps spongieux situé dans l’urètre gonflent également lors de l’érection du clitoris.

La dernière érection est celle des mamelons! Celle-ci n’est pas due à un afflux de sang dans un corps caverneux, mais à la contraction de petites fibres musculaires qui se trouve sous la peau du mamelon. Cette érection est provoquée par le froid, le toucher, l’excitation et la succion du nouveau-né. Certaines personnes sont capables de jouir par la seule stimulation de leurs mamelons!

Qui dit érection, dit éjaculation? En fait, ce n’est pas si simple que ça. Il y a deux types d’éjaculation :

  • L’éjaculation du sperme et de liquide séminal par le pénis au moment ou à l’approche de l’orgasme. Elle peut également survenir pendant la nuit ou sans qu’il y ait d’orgasme! En général, le pénis perd son érection après l’éjaculation;
  • L’éjaculation du fluide sécrété par les glandes de Skene, des glandes diffuses situées tout le long de l'urètre Au moment de l'orgasme, ces glandes ont pour fonction de sécréter un liquide, translucide comme de l'eau, par deux petits orifices situés près du méat urinaire. C’est ce qu’on appelle l’éjaculation féminine. Ce type d’éjaculation n’a rien à voir avec la reproduction ou la miction de l’urine et elle peut se produire sans qu’il y ait eu d’orgasme! Ce type d’éjaculation a souvent été associé à la stimulation simultanée du point G et de la partie externe du clitoris (nous y reviendrons).

LE CLITORIS

De manière générale, si vous avez une vulve, vous avez un clitoris. Pour les personnes dont la partie externe du clitoris a été excisée ou blessée, la partie interne demeure toujours.

On pense communément que le clitoris ne correspond qu’au petit organe situé sous la petite peau (prépuce du clitoris) formée là ou se rejoignent les petites lèvres. En réalité, ce petit organe, appelé gland du clitoris, ne correspond qu’à la partie visible du clitoris. Le clitoris c’est un peu comme un iceberg, on n’en voit qu’une partie infime. Il comporte  de longues ramifications qui entourent le vagin et l’urètre. C’est donc à la fois un organe interne et externe.

Il contient plus de 8000 terminaisons nerveuses qui interagissent avec plus de 15000 autres terminaisons nerveuses qui se trouvent dans la région du périnée. Ce n’est donc pas surprenant que ce soit le seul organe de notre corps dont l’unique fonction est de procurer du plaisir !

 

LE POINT G et/ou L’ÉPONGE URÉTRALE

Le point G ou, point de Gräfenberg désigne une zone du vagin extrêmement érogène. Il est de la taille d’un 25¢ et a une texture rugueuse. Cette zone, lorsqu’elle est stimulée, est considérée comme étant le point optimal pour faire bouger toute la structure du clitoris et procurer un plaisir profond.  Il fait partie de la structure interne du clitoris. On peut sentir son point G en insérant un ou deux doigts à l’intérieur du vagin et toucher la paroi ventrale du vagin (sous le nombril), à environ 3 cm de l'ouverture.

L’éponge urétrale fait aussi partie de la structure du clitoris. Elle est composée de tissus érectiles et de glandes qui sécrètent un fluide similaire à celui produit par la prostate. Elle a été associée à l’éjaculation féminine. Ce type d’éjaculation, contrairement à l’éjaculation masculine, n’a rien à voir avec la reproduction ou la miction de l’urine. Elle peut se produire sans qu’il y ait eu d’orgasme! Ce type d’éjaculation a souvent été associé à la stimulation simultanée du point G et de la partie externe du clitoris.

Un documentaire pour en savoir plus sur le point G : http://www.youtube.com/watch?v=VLV_p0y36ZY&list=PL7OYGlskF6FLTWCzdPj2U1zkrUVZSzJiE

Ce qu’il faut savoir à propos du point G, c’est que sa stimulation ne produit pas les mêmes résultats pour tout le monde. Ce n’est pas un bouton magique…tout comme le vagin n’est pas un bouton magique, ou le prépuce, le pénis ou l’anus.

 

LA VULVE

La partie externe du sexe des personnes femelle s’appelle la vulve, et non pas le vagin comme on a tendance le à croire. Elle est constituée des lèvres (les petites et les grandes), du clitoris, de l’entrée du vagin (d’où s’écoulent les règles et les sécrétions vaginales) et du méat urétral (d’où sort l’urine). Elle est recouverte de poils qui la protègent de la friction, des bactéries et qui préservent son humidité.

Elle est riche en terminaisons nerveuses et la stimulation d’une ou de toutes ces parties peut procurer un certain plaisir. Comme toutes les parties de notre corps, la vulve vient en toutes sortes de formes, couleurs, textures et tailles.

Pour voir la diversité qui existe en termes de vulves, consultez le projet artistique « le grand mur des vagins » (http://www.greatwallofvagina.co.uk/great-wall-vagina-panels).

 

LE VAGIN

Le vagin est un organe interne, élastique et recourbé dont l’ouverture se trouve à l’extérieur du corps et se termine au col de l’utérus. 90% des terminaisons nerveuses se trouvent dans le premier tiers du vagin à partir de son ouverture. C’est la raison pour laquelle la plupart des gens ne ressentent pas la /présence d’un tampon.

La plupart des personnes avec un vagin n’atteignent pas l’orgasme par pénétration vaginale seulement. Une pénétration vaginale, qu’elle soit fait par un ou des doigts, des objets sexuels ou un pénis, exerce une pression considérable sur les organes qu’on vient de mentionner (clitoris, parois du rectum et de l’anus, point G, le périnée, le cerveau, etc.) plus haut. Plus souvent qu’autrement, l’excitation sexuelle et l’orgasme sont le résultat d’une stimulation de plusieurs de ces éléments à la fois.

 

LE PÉNIS

 La partie externe du pénis se nomme la verge. L’extrémité se nomme le gland et la crête autour du gland est la couronne. Ce sont les parties les plus sensibles du pénis. Sur le gland, il y a le méat urétral (aussi méat urinaire), par où l’urine et le sperme sont évacués. Une grande partie du pénis est interne. Le pénis contient du tissu érectile qui se gorge de sang lors de l’érection.

Toutes les parties du pénis peuvent être stimulées et potentiellement engendrer du plaisir. Il y a environ 4000 terminaisons nerveuses dans le pénis (excluant le prépuce), ce qui en fait une zone particulièrement érogène. Ce n’est pas parce que quelqu’un aime un certain type de stimulation, qu’il en est de même pour tout le monde.

Situé près de la racine du pénis, la prostate est une source de plaisir sexuel pour plusieurs bien qu’elle soit grosse comme une noix de Grenoble. Reliée au nerf pelvien, son massage est ressenti comme un massage interne pouvant donner des orgasmes profonds. On peut masser directement la prostate en insérant un doigt dans l’anus vers l’avant ou indirectement en massant les testicules ou le périnée.

Date de dernière modification : 19 octobre 2017

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