Grossesse non-planifiée

On dit d'une grossesse qu'elle est non planifiée lorsqu'elle survient sans que les partenaires l'aient prévue. Elle peut survenir dans divers contextes

  • suite à un rapport sexuel avec pénétration vaginale non protégé
  • suite à un échec de la contraception
  • suite à une agression sexuelle

Rapport à risque: que faire?

  • Après un rapport sexuel à risque, il est possible de recourir à une méthode de contraception d'urgence. La contraception orale d'urgence peut être prise jusqu'à 5 jours après le rapport sexuel à risque, mais plus elle est prise tôt, plus elle sera efficace. Un stérilet de cuivre peut aussi être installé jusqu'à sept jours après le rapport sexuel à risque pour prévenir la grossesse.
  • En cas de risque d'exposition aux ITSS  (infections transmissibles sexuellement et par le sang), il est possible de consulter un ou une médecin pour obtenir un traitement prophylactique (en prévention) afin de limiter les risques de transmission.
  • En cas d'agression sexuelle, il existe des ressources telles que les CALACS (Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuelCe lien ouvre une nouvelle fenêtre.) dans chaque région du Québec pour soutenir et accompagner les survivant.e.s dans les démarches.

Le libre-choix

Un jour, un retard de règles, un test de grossesse...surprise totale. On est enceinte et ce n'était pas du tout prévu.

Face à une telle nouvelle, une multitude de questions se posent : est-ce que je suis prête? Est-ce que je vais y arriver? Comment le dire au(x) partenaire(s)? À ma famille? Est-ce que c’est le bon moment pour moi? Est-ce que je veux avoir un enfant ou un enfant de plus?

Bref, un million de questions et c’est bien normal, car la décision de devenir parent ou d'avoir un enfant supplémentaire a un impact majeur sur notre vie.

Au Québec et au Canada, lorsqu'on fait face à une grossesse non-planifiée, on peut choisir librement de poursuivre ou non notre grossesse, et ce depuis 1988. C’est ce qu’on appelle la liberté de choix. Cela signifie que nous pouvons choisir de poursuivre notre grossesse, même si elle n’était pas planifiée, ou nous pouvons décider de l’interrompre en ayant recours à l’avortement.

Il a fallu nous battre pendant de longues années pour obtenir ce droit!

Être en faveur de la liberté de choix, c'est souhaiter que toutes les femmes puissent choisir si et quand elles souhaitent devenir mères. Cela signifie défendre l’accès libre et gratuit à l’avortement, à la contraception et à l’éducation sexuelle. Mais c'est aussi revendiquer la revalorisation des minima sociaux (bien être social, assurance chômage, salaire minimum), l’augmentation du nombre de places en garderie et le contrôle du prix des loyers, entre autres. Bref, toute une série de mesures qui favorisent l’autonomie et la sécurité financière des femmes et des personnes trans*, afin que chacune d'entre nous puisse réellement choisir sa maternité et, le cas échéant, élever dans la dignité le ou les enfants qu’elle a mis au monde.

Pour des informations et ressources complémentaires, consultez notre centre de documentation ou les parutions de la FQPN.

Date de dernière modification : 7 juillet 2015

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