Sécurisexe

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Les pratiques sexuelles peuvent être amusantes, excitantes ou parfois ennuyantes…une chose est certaines c’est qu’elles comportent toutes des risques. Le sécurisexe est un outil pour nous aider à réduire les risques associés à la sexualité en choisissant des comportements pour se protéger physiquement et émotionnellement. C’est essentiel à une vie sexuelle agréable, des relations épanouissantes, et pour développer une bonne estime de soi!

Le sécurisexe débute avec une bonne communication : Quelles sont les pratiques qui nous intéressent à ce moment? Est-ce qu’on y consent mutuellement? Quel est notre historique personnel en lien avec les habitudes de santé sexuelle et les risques potentiellement pris? Il se poursuit avec de bonnes connaissances : Quels sont les risques associés aux pratiques que nous désirons en ce moment?

Certains mythes ou craintes compliquent la négociation des pratiques sécuritaires. Certains pensent que si on s’aime ou qu’on a confiance en son ou ses partenaires, on n’a pas besoin de parler de nos pratiques sexuelles. Et pourtant, se protéger n’est pas contradictoire avec l’amour ou la confiance, au contraire cela aide à réellement faire confiance en sachant clairement dans quoi on s’engage.

Toutes les pratiques sexuelles ne comportent pas les mêmes risques de contraction d’ITSS. Les pratiques les plus à risques sont celles qui mettent en jeu les muqueuses anales et génitales, les fluides corporels ou le sang et l’intérieur du corps. Les activités orales ont moins de risque que les activités vaginales qui sont elles-mêmes moins risquées que les activités anales. Outre les organes génitaux, l’anus et les muqueuses de la bouche, le reste du corps humain n’est pas à risque de transmission d’ITSS, à moins d’une lésion.

La plupart des ITSS sont transmissibles par le sexe oral génital surtout après une visite chez le dentiste ou un brossage vigoureux des dents. Alors que le risque de transmission du VIH est faible, les autres ITSS peuvent se transmettre facilement par cette pratique. Toutefois, en cas de lésions dans les muqueuses de la bouche ou de sang menstruel, le risque augmente. Par contre, même lorsqu’il y a contact avec du sperme, le risques demeurent les mêmes.

Lors de la pénétration vaginale par un pénis, la présence de sécrétions vaginales ou de sperme augmente le risque de contraction d’ITSS tout comme la friction qui en résulte. En effet, les muqueuses vaginales et le gland sont des zones vulnérables qui constituent des portes d’entrée aux ITSS. Quant à la pénétration vaginale par des doigts, les risques sont faibles sauf en cas de lésions sur les doigts et dans la muqueuse et le manque de lubrification naturelle ou ajoutée.

L’anus et le rectum étant vulnérables, le sexe anal est très à risque de transmission d’ITSS. Il est en effet très facile d’y créer une lésion avec des doigts, un pénis ou un jouet sexuel, ce qui créé une porte d’entrée aux ITSS. Le niveau de risque est élevé pour les anulingus ou lors de la pénétration anale surtout pour la personne recevant ces attentions.

Dans les cas de l’utilisation des jouets sexuels, les risques sont faibles lorsque les jouets sont partagés sans être nettoyés et stérilisés et sont utilisés sur les organes génitaux ou pénètrent une personne.

 Pour plus d'information sur le sécurisexe: http://www.fqpn.qc.ca/cdd/centre-de-documentation/sexualite/

 Autrefois appelées maladies vénériennes puis maladies transmissibles sexuellement, les infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS) se transmettent par le sang, le sperme, le liquide pré-éjaculatoire, les sécrétions vaginales, les sécrétions des muqueuses de l’anus, du vagin et du col de l’utérus, le lait maternel, le contact peau à peau, etc.

Pour plus d’informations sur les infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS) : http://itss.gouv.qc.ca/tout-connaitre-sur-les-itss.dhtml

Quels sont les outils de prévention contre les ITSS ?

Bien qu’aucune méthode ne soit efficace à 100 %, l’usage adéquat de la contraception et de barrières de latex ou de polyuréthane (gant, condom, digue dentaire) peut réduire les risques.

Le dépistage régulier des ITSS et leur traitement est un excellent outil de prévention des infections. Connaître son statut permet de prendre des décisions éclairées face aux risques pris lors de diverses activités sexuelles. Étant donné que certaines infections sont asymptomatiques, une personne peut les transmettre sans le savoir. Il est possible de se faire dépister à plusieurs endroits comme un CLSC, une clinique de planning des naissances ou des groupes spécialisés pour femmes, jeunes, personnes LGBTQ, personnes utilisatrices de drogues, etc. Contactez Info-Santé au 811 pour savoir où est le centre le plus proche et pratique pour vous. Certains tests exigent un prélèvement d’urine, d’autres de sang ou de sécrétions génitales. Des dépistages devraient se faire aux 3 à 6 mois en cas de comportements à risques ou lors de chaque nouve.au.lle partenaire sexuel.le.

Pour pratiquer le sécurisexe, il est utile comprendre vos sentiments et désirs sexuels tout en vous souciant du plaisir de votre partenaire ainsi que du vôtre. Une discussion sur les préoccupations liées au sécurisexe favorisera l’intimité, l’aisance, la confiance et l’honnêteté entre les partenaires. Plus l’intimité sera grande, plus la satisfaction sexuelle le sera aussi. Il est important d’exprimer vos besoins et désirs. La communication au sujet du sécurisexe est un aspect crucial de l’expression de votre sexualité.

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Date de dernière modification : 24 septembre 2015

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