Maturation in vitro

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DESCRIPTION

La maturation in vitro (MIV) est une technique de fécondation qui consiste à prélever des ovules immatures dans les ovaires et à les amener à maturité en laboratoire (in vitro).  Contrairement à la fécondation in vitro classique, cette technique permet d’obtenir plusieurs ovules pour fécondation sans avoir à recourir à la stimulation ovarienne.

CLIENTÈLE

Femmes ou personnes trans* ayant des ovaires polykystiques, qui sont à risque de souffrir du syndrome d’hyperstimulation ovarienne, qui produisent naturellement plusieurs follicules, qui produisent à répétition des embryons de mauvaise qualité après des traitements de fécondation in vitro classique ou qui ne réagissent pas normalement au traitement hormonal.

FONCTIONNEMENT

Après plusieurs échographies visant à observer la taille et le nombre de follicules en développement, une injection d'hormone de grossesse est réalisée et les ovules immatures sont ponctionnés, puis placés en milieu de culture pour maturation pendant 24 à 48 heures. Une fois les ovules arrivés à maturité, ils sont fécondés à l’aide de l’ICSI, puis implantés dans l'utérus tandis qu'il y a prise de médicaments pour faciliter l'implantation et la grossesse. Ce support à la grossesse est particulièrement important dans le traitement de MIV parce que les follicules qui renferment les ovules (et assurent normalement le support à la grossesse) sont immatures dans ce processus.

EFFICACITÉ

Au Canada en 2011, il y a eu 101 cycles de fécondation avec maturation in vitro. Le taux de naissances vivantes était de 19,0 %, alors que le taux moyen avec FIV est de 23,1 %.  Il y a ainsi eu 20 naissances, dont 30 % étaient des jumeaux.

RISQUES

La MIV sans stimulation ovarienne a été effectuée la première fois en Corée en 1991. Cette technique est nouvelle et encore jugée expérimentale, étant donné le petit nombre d’enfants qui en sont nés (environ 400 à travers le monde) et du peu de suivi à long terme. On ne peut donc pas être assuré de son innocuité.

Cela dit, une étude réalisée en 2007  a comparé les risques de la FIV, de l’ICSI et de la MIV avec ceux des grossesses naturelles. Si l’étude dénote des risques accrus de grossesses multiples, de césariennes et d’enfants avec des anomalies congénitales pour ces trois techniques, les risques ne seraient pas plus importants avec la MIV qu’avec les deux autres techniques.

COMMENTAIRES

Parce que la maturation in vitro permet d’éviter les inconvénients et les risques associés à la  stimulation ovarienne, elle est souvent présentée comme une solution de rechange à la FIV. Cependant, le site de la Fertility Autority considère que la FIV demeure une option préférable étant donné qu’elle est plus sure et qu’elle peut être modifiée pour pallier aux difficultés de la stimulation ovarienne. L’article fait également état de l’aspect expérimental de cette technique, en raison de ses faibles taux de succès et de la rareté des données probantes concernant son innocuité.

Le Canada fait partie des équipes médicales qui ont contribué au développement de la MIV et qui en font la promotion.

Pour des informations et ressources complémentaires, consultez ce document et notre centre de documentation

Date de dernière modification : 19 novembre 2014

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