Diagnostic pré-implantatoire

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DESCRIPTION

Le diagnostic préimplantatoire (DPI) consiste en une analyse génétique de cellules prélevées sur un embryon issu de la fécondation in vitro (FIV) avant son transfert dans l’utérus.  Il permet de détecter la présence de certaines maladies héréditaires ou génétiques et de ne transférer que les embryons sans anomalie dans l'utérus. Le DPI permet aussi d’identifier des embryons porteurs de certaines caractéristiques recherchées. Il ne faut pas le confondre avec le diagnostic prénatal qui, lui, vise à détecter des affections graves in utero (sur le fœtus).

CLIENTÈLE

Toute personne ou couple qui se sait à risque de transmettre une maladie génétique ou héréditaire dépistable à ses enfants.

Femmes ayant entre 35 ans et 40 ans afin de vérifier « l’implantabilité » de l’embryon et ainsi améliorer les chances de succès de la FIV.

Le DPI peut aussi être utilisé par des personnes qui ont un enfant gravement malade et qui souhaitent mettre au monde un autre enfant qui pourra venir en aide à son frère ou sa sœur (« bébé-médicament ») ou pour déterminer le sexe d’un embryon- cette pratique est interdite au Canada mais pratiquée aux États-unis et au Mexique.

FONCTIONNEMENT

La personne désirant être enceinte se soumet à une stimulation ovarienne et les ovules prélevées sont fécondées à l’aide de l’ICSI en vue d’une fécondation in vitro. Au bout d’environ 3 jours ou lorsque les embryons se trouvent dans la phase de 6 à 8 cellules, une biopsie (un prélèvement) est effectuée et les cellules sont soumises à des tests génétiques. Les embryons présentant les caractéristiques recherchées sont ainsi sélectionnés et sont transférés dans l’utérus.

EFFICACITÉ

Au Canada en 2011, le DPI a été utilisé dans environ 200 cycles de fécondation in vitro, générant environ 20% de naissances vivantes. Bien que le service de DPI soit accessible un peu partout au Canada, seulement deux laboratoires au pays sont en mesure d’effectuer des diagnostics. Les biopsies sont donc généralement expédiées aux États-Unis pour analyse .

RISQUES

Pour la personne désirant avoir un enfant, les principaux risques connus sont liés aux procédures de FIV et de stimulation ovarienne qui sont assez lourds d'autant que la personne n'a pas de problème d'infertilité. Un autre risque est celui de l'erreur de diagnostic ou l'absence d’embryon possédant les caractéristiques génétiques recherchées.

COMMENTAIRES

Le manque d’études à long terme et rigoureuses ne nous permet pas d’évaluer les risques pour l’embryon/ l'enfant.

Cette technique soulève des préoccupations éthiques liées notamment à une vision eugéniste (éradication de certaines caractéristiques humaines) et à la dérive possible vers la recherche de l'enfant parfait, dont on pourra sélectionner à l'avance le sexe, la couleur des yeux etc...

Pour des informations et ressources complémentaires, consultez ce document et notre centre de documentation

Date de dernière modification : 19 novembre 2014

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