La contraception est au cœur de la planification des naissances.
Si la contraception est utilisée afin de contrôler la fertilité
et de prévenir les grossesses, elle aide aussi à faire des
choix face à la maternité. Le choix d’un contraceptif
permet une plus grande autonomie des femmes et des hommes face à
leur corps, leur sexualité et leur désir d’avoir ou
non un enfant.
La méthode contraceptive sûre, efficace à tout coup,
accessible, réversible, facile d’utilisation et sans effets
nocifs sur la santé n’existe toujours pas. Le choix d’une
méthode contraceptive implique de faire des compromis, soit au
niveau de son efficacité, soit au niveau des risques qu’elle
comporte pour la santé.
L’information sur la contraception n’est pas aussi répandue
ni aussi variée qu’on aimerait le croire. Le personnel intervenant
en santé dispose de peu de temps avec chaque femme et concentre
souvent les interventions sur les aspects médicaux de la contraception.
De plus, les établissements de la santé ayant de moins en
moins de budget, les compagnies pharmaceutiques sont devenues la principale
source d’information et de formation continue auprès du personnel
intervenant en santé. Enfin, les quelques heures vouées
à l’éducation sexuelle dans les écoles sont
souvent uniquement axées sur la prévention de la grossesse
et des infections transmises sexuellement (ITS).
La FQPN dispose de dossiers sur chacune des méthodes contraceptives
et reste à la fine pointe de la recherche et des nouveaux
développements dans le domaine. Nous analysons les méthodes
en fonction de leurs impacts sur la santé des femmes et sur leur
autonomie. Nous prenons aussi en considération les diverses facettes
de la vie des femmes qui influencent leur choix en matière de contraception,
telles que les aspects sexuel, relationnel et social. Nous déplorons
le manque d’accès à certaines méthodes de même
que la non gratuité des principales méthodes contraceptives.
La FQPN considère que la contraception est l’affaire des
hommes autant que des femmes. Nous encourageons fortement la responsabilisation
des hommes face à leur capacité de reproduction et leur
santé sexuelle et reproductive. Cependant, ce sont principalement
les femmes, encore aujourd’hui, qui se préoccupent de contraception
et la majorité des méthodes sont conçues pour elles.
Ce sont aussi les femmes qui subissent les conséquences d’un
échec à la contraception et qui, bien que les choses changent
tranquillement, s’occupent principalement des enfants (au Québec,
80 % des familles
monoparentales sont dirigées par des femmes). C’est pour
toutes ces raisons que la FQPN se concentre principalement sur la santé
reproductive des femmes et la défense de leurs droits en la matière.
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