NOS CORPS, NOS CHOIX : Forte présence à notre Action pro-choix du 13 juin 2010
Deux réactions aux propos du cardinal Ouellet
Projet de loi C-510 : analyse de la FQPN
Appel à l'action : G8 et santé maternelle
Les 20 ans de l'affaire Chantale Daigle
Avortement et loi 34 : une saga déplorable
L’Affaire Chantale Daigle : les femmes se souviennent !
Les organisations pro-choix canadiens pleurent la mort de Dr. George Tiller
L'acharnement sur l'avortement n'a plus sa raison d'être
Des milliers de personnes manifestent
Le corps des femmes ne concerne pas les évêques
Recours collectif sur l'avortement
NOS CORPS, NOS CHOIX
Forte présence à notre Action pro-choix du 13 juin 2010
Par un beau dimanche, nous nous sommes rassembléEs au Carré Dominion pour dénoncer toutes les
attaques anti-choix du gouvernement Harper et de l’Église catholique.
Avant l’action symbolique, notre animatrice a chanté des slogans pro-choix et nos porte-paroles ont
dénoncé le manque de respect des élus conservateurs et du clergé catholique envers la dignité des
femmes et leur droit à l’autonomie. Finalement, environ 300 personnes de tous âges entièrement vêtuEs de
noir ont placé un cintre sur leurs abdomens et ont fait le mort durant trois minutes de silence pendant
lesquelles nous avons réfléchi aux femmes qui souffrent et meurent des suites d’un avortement non
sécuritaire. C’était un moment assez touchant.
Si vous n’avez pas eu la chance d’être présentE à l’action, voici plusieurs articles et entrevues qui vous
aideront à vous sentir comme si vous y aviez été.Dénonçons le refus du gouvernement Harper d’inclure l’avortement dans le plan du G8/G20 pour la santé maternelle et les attaques contre le droit à l’avortement au Canada!
Si vous n’avez pas eu la chance d’être présentE à l’action, voici plusieurs articles et entrevues qui vous aideront à vous sentir comme si vous y aviez été. (Voir TVA, Cyberpresse, Journal Métro, Canoë 1, Canoë 2, Yahoo Québec)
Cette action était organisée par :
La Fédération du Québec pour le planning des naissances
La Fédération des femmes du Québec
Le Centre 2110
en association avec :
À deux mains / Head and hands
Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
Confédération des syndicats nationaux (CSN)
Fédération interprofessionelle de la santé du Québec (FIQ)
L'Intersyndicale des femmes
L'R des centres de femmes du Québec
Cette action s’est inscrite dans le cadre de la Marche mondiale des femmes
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Deux réactions aux propos du cardinal Ouellet
La vraie compassion envers les femmes : les accompagner dans leurs choix sans parti pris.
Montréal, le 26 mai 2010 – « Le cardinal Ouellet fait encore fausse route en voulant inciter des femmes enceintes à poursuivre leur grossesse contre leur gré », déclare Nathalie Parent, coordonnatrice générale de la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN). Une véritable compassion envers les femmes serait de les appuyer dans leur décision, quelle qu’elle soit, sans jugement de valeur ni parti pris. D’ailleurs, les groupes de femmes leur offrent déjà un réseau de soutien respectueux de leur choix.
« La reconnaissance du " droit à la vie de l’enfant en devenir " , telle que réclamée par le Cardinal, nécessiterait l’octroi d’un statut juridique au fœtus, ce qui constituerait un recul pour les droits des femmes, » poursuit madame Parent. Dans un contexte politique où le droit à l’avortement est sans cesse remis en question, non seulement les propos de l’archevêque de Québec minent l’autonomie des femmes, ils risquent de trouver un écho favorable sur la colline parlementaire. « Les anti-choix pourraient profiter d’une législation de l’avortement pour le recriminaliser ou en diminuer l’accès », conclut Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ).
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Renseignements : Stéfany Ranger, LCOM Communication, 514-393-3178; cellulaire : 514-679-7583; info@lcom.qc.ca
Les propos du Cardinal : un manque de compassion flagrant envers les femmes
Montréal, le 17 mai 2010 – La Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) est estomaquée devant les propos du cardinal Ouellet de cette fin de semaine. « Non seulement la position du cardinal constitue une attaque envers les femmes et un affront direct à leur l’autonomie, elle fait aussi preuve d’un manque de compassion incroyable envers les femmes », déclare Nathalie Parent, coordonnatrice de la FQPN.
Le cardinal Ouellet a aussi applaudi la décision « courageuse » du gouvernement Harper de ne pas inclure l’avortement dans le plan du G8 en faveur de la santé maternelle. « C’est à croire que la mort de 70 000 femmes par année des suites d’un avortement non sécuritaire ne dérange pas le cardinal et qu’il vise le maintien d’une situation d’injustice flagrante entre les femmes d’ici et du Sud », d’ajouter madame Parent. Le respect de la vie passe aussi par le respect de la vie des femmes et de leurs droits reproductifs.
Il est important de situer les propos du cardinal Ouellet dans un contexte où le droit à l’avortement est sans cesse remis en question. « Depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs, il y a eu cinq projets de loi privés visant à criminaliser indirectement l'avortement. La droite religieuse est très présente sur la colline parlementaire et cela est inquiétant », rappelle Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ).
Les propos du cardinal Ouellet, qui a toujours eu une position extrême contre l’avortement, s’inscrivent dans un contexte d’intensification des menaces aux droits à l’avortement depuis 2006, soit depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement Harper. « Nous sommes encouragées par le tollé de réactions qui s’inscrivent en faux au cardinal, mais nous ne devons pas oublier que le mouvement anti-choix est au pouvoir au Canada et que, petit à petit, il gagne du terrain », de conclure madame Parent.
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Renseignements : Stéfany Ranger, LCOM Communication, 514-393-3178; cellulaire : 514-679-7583; info@lcom.qc.ca
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Un double standard suspect : la FQPN se prononce sur le projet de loi C-510
Le député conservateur et président du « Caucus pro-vie » Rod Bruinooge a déposé le projet de loi C-510 mercredi le 14 avril 2010. Ce dernier vise à criminaliser le fait de « contraindre » une femme à avorter. Mais pourquoi rendre cet acte criminel, alors que celui de contraindre une femme à mener une grossesse à terme ne l’est pas? Obliger une femme à faire quelque chose de son corps contre son gré devrait être inacceptable en toute circonstance. La FQPN dénonce le double standard au cœur de ce projet de loi et le suspecte d’avoir une autre mission : celle de restreindre, voire même remettre en question le droit à l’avortement au Canada.
Par définition, le C-510 ne recriminalise pas l’avortement, mais il pourrait bien avoir cette conséquence. Car même s’il ne change rien au droit en matière d’avortement en tant que tel, ce projet de loi ouvre la porte aux soupçons dirigés contre toutes celles et ceux qui aident une femme à décider si elle veut avorter ou non. Pourraient ainsi devenir suspect-e-s tou-te-s les intervenant-e-s en avortement et autres personnes pro-choix interagissant avec une femme enceinte.
Même si le C-510 ne passait pas en Chambre – ainsi que bon nombre de gens l’espèrent – on peut déjà prévoir qu’il aura certaines répercussions. Premièrement, il donnera l’impression que la pratique de contraindre une femme à se faire avorter est à ce point courante qu’elle nécessite un dissuasif législatif. Plusieurs articles et sites Internet anti-choix prétendent ainsi que 64% des femmes ayant déjà subi un avortement se sont senties contraintes à le faire. Tous tirent ce pourcentage de la même étude : « Induced abortion and traumatic stress : A preliminary comparison of American and Russian women » par Vincent M. Rue et al. Ils omettent cependant de préciser que dans l’analyse de cette recherche – qui compare l’incidence du syndrome de stress post-traumatique chez 217 Américaines et 331 femmes russes – on concluait que les résultats obtenus ne pouvaient pas être généralisés à la totalité des populations américaine et russe. Cela est dû à la méthodologie utilisée pour la recherche, à savoir l’autosélection. Ainsi, les militants anti-choix qui proclament haut et fort que la majorité des avortements aux États-Unis sont effectués de manière coercitive se fondent sur une étude qui, elle, prétend ne pas pouvoir conclure cela. Autre point important omis par les anti-choix : beaucoup moins de femmes russes qu’américaines ont rapporté avoir subi des pressions à se faire avorter. Cet état de fait nous permet donc de soulever la question suivante : quelles sont les différences socioculturelles et circonstancielles qui expliquent cette disparité? Le phénomène de la coercition à l’avortement mériterait une recherche plus fouillée et spécifique au contexte canadien avant que l’on puisse conclure qu’il s’agit là d’un problème répandu au pays.
Un deuxième effet pervers de ce projet de loi est qu’il garantit une couverture médiatique aux anti-choix. Le mouvement aura l’occasion de rappeler à toutes les Canadiennes qu’il existe de nombreux groupes condamnant l’avortement et portant un jugement sur certaines décisions qu’elles prennent en lien avec leurs corps. Paradoxalement, les anti-choix disent vouloir défendre les droits des femmes ! Visiblement, ils ne font référence qu’à celles qui servent leurs intérêts. Les femmes forcées à poursuivre leur grossesse, elles, ne sont jamais prises en compte.
Puis, au niveau gouvernemental, le C-510 démontre que le Premier ministre Stephen Harper n’a pas suffisamment de contrôle sur ses députés pour réaliser sa promesse de ne pas « rouvrir le débat sur l’avortement ». Peu importe ses engagements et ceux du gouvernement du Canada, il n’y a présentement rien pour contraindre les députés à voter d’une façon ou d’une autre lors d’un éventuel vote libre sur le C-510.
L’ironie du double standard
En réponse au projet de loi C-510, la Coalition pour le droit à l’avortement au Canada (CDAC) réclame une loi prohibant la contrainte à l’enfantement. La coordinatrice de la Coalition, Joyce Arthur, remarque que « le mouvement anti-choix tente depuis des décennies d’imposer aux femmes la grossesse et la maternité, en travaillant à rendre illégal l’avortement ou à en restreindre l’accès. Il est peut-être temps de protéger les femmes de cette contrainte en criminalisant le militantisme anti-choix ! »
Fait intéressant à noter : si le projet de loi de Bruinooge était appliqué au discours anti-choix, il permettrait peut-être de rendre criminels les centres d’aide à la grossesse et les manifestations devant les cliniques d’avortement. En effet, parmi les définitions du mot « contrainte » incluses dans le projet de loi, on trouve : « d) tenter de contraindre par l’exercice de pressions ou par l’intimidation, y compris le fait de harceler ou d’importuner par des arguments ou l’expression de sa rancune ». Sans le double standard qui le sous-tend, ce projet de loi pourrait donc avoir des conséquences inattendues pour le mouvement anti-choix. Quelle ironie !
Un double standard suspect : la FQPN se prononce sur le projet de loi C-510 (version pdf)
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Appel à l'action - G8 et santé maternelle
Le Premier ministre Harper veut se faire le champion de la santé maternelle et infantile en tant que leader du prochain G8. Cependant, son gouvernement a été très flou sur la question de l’inclusion de la contraception, de l’avortement et des services de planning des naissances en général dans son initiative.
Peu de temps après son annonce, deux membres de son cabinet, Bev Oda et Lawrence Cannon, déclaraient publiquement que la stratégie d’amélioration de la santé maternelle du gouvernement conservateur ne passait pas par la pratique d’avortements sécuritaires dans les pays en développement, ni par l’accès à la contraception. Puis, devant une forte pression publique et internationale, le Premier ministre a fait volte-face le 18 mars dernier, en ouvrant la porte à l’inclusion de la contraception dans sa stratégie. Il n’avait alors toujours pas clarifié si l’avortement serait inclus.
Le 26 avril, la ministre de la Coopération internationale, Bev Oda, a confirmé que la contribution du Canada à l’initiative du G8 en santé maternelle exclurait le financement des services d’avortement.
A-t-on besoin de le rappeler : le manque d’accès à des services d'avortements légaux et sécuritaires est en cause dans plus de 13 % des 500 000 décès maternels chaque année à travers le monde.
D’ailleurs, nous pouvons tirer des leçons de la réimplantation par l’ancien président George W. Bush de la Règle du bâillon mondial, politique qui refusait le financement par la USAID des ONG prodiguant tout service en lien avec l’avortement. Cette politique a démontré que l’élimination du financement pour ces services ne réduisait en rien la fréquence des avortements. Quand nous réduisons l’accessibilité des services d’avortement sécuritaires, le nombre d’interventions non sécuritaires augmente, mettant plus de femmes en danger de développer des séquelles à court ou à long terme, et de mourir.
Il faut réagir!
La FQPN, en collaboration avec plusieurs groupes pro-choix, vous invite à écrire au Premier ministre. À l’heure actuelle, l’ensemble des services de planification des naissances n’est toujours pas officiellement inclus dans l’initiative de Stephen Harper.
Voici un modèle de lettre à envoyer au Premier ministre du Canada et aux ministres Lawrence Cannon et Bev Oda, afin d’exprimer votre appui à une approche globale en santé maternelle et infantile – incluant l’accès à des services complets en matière de santé reproductive, y compris l’avortement.
Voici les coordonnées où envoyer vos lettres :
Le très honorable Stephen Harper
Premier ministre du Canada
Cabinet du Premier ministre
80, rue Wellington
Ottawa (Ontario) K1A 0A2
Canada
Courrier électronique : pm@pm.gc.ca
Télécopieur : 613 941-6900
L’honorable Beverly J. Oda
Ministre de la Coopération internationale
200, promenade du Portage
Gatineau (Québec) K1A 0G4
Canada
Courrier électronique : Oda.B@parl.gc.ca
Télécopieur : 819 953-8525
L’honorable Lawrence Cannon
Ministre des Affaires étrangères
Cabinet du ministre des Affaires étrangères
125, promenade Sussex
Ottawa (Ontario) K1A 0G2
Canada
Courrier électronique : Cannon.L@parl.gc.ca
Télécopieur : 613 992-6802
Merci d’informer la FQPN de vos démarches en envoyant une copie de votre lettre à : info@fqpn.qc.ca.
Pour en savoir plus :
Voir l'Appel à l'action d'Action Canada pour la population et le développement (mars 2010).
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Les 20 ans de l'affaire Chantale Daigle
Il y a 20 ans, Jean-Guy Tremblay obtient une injonction interdisant à son ex-copine, Chantale Daigle, de se faire avorter. Celle-ci devient alors la seule femme au Canada ne pouvant avoir recours à l'avortement, sous peine d'emprisonnement. Cette affaire, qui a suscité la plus grande mobilisation en faveur du libre choix, ira jusqu'en Cour suprême, qui rendra un jugement qui fait depuis école en matière de droit à l'avortement.
Pour souligner les 20 ans de ce moment marquant de l'histoire du droit à l'avortement, la FQPN, en collaboration avec un comité composé de groupes féministes, syndicaux et de militantes à titre individuel, organise des activités en quatre volets :
- une lettre d'opinion diffusée le 8 août 2009, date anniversaire des 20 ans du jugement de la Cour suprême concernant l'affaire Chantale Daigle ;
- une soirée spectacle qui se tiendra le 1er octobre 2009 au Théâtre Plaza ;
- le lancement d'un fanzine sur l'affaire Chantale Daigle ;
- un atelier d'échange et de débat qui se tiendra dans le cadre du Forum social québécois le 10 octobre 2009.
Les membres du comité organisateur sont :
La Fédération du Québec pour le planning des naissances
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
Centre de santé des femmes de Montréal
Confédération des syndicats nationaux (CSN)
Fédération des femmes du Québec (FFQ)
Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
Fédération interprofesionelle de la santé du Québec (FIQ)
L'Intersyndicale des femmes
L'R des centres de femmes du Québec
Table des groupes de femmes de Montréal
Pascale Brunet et Louise Desmarais
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L’affaire Chantale Daigle : les femmes se souviennent !
[Une version courte de cette lettre d'opinion a été diffusée dans La Presse du 6 août 2009]
Le 8 août 1989, la Cour suprême du Canada rendait son jugement dans l’affaire Chantale Daigle, mettant ainsi fin à un suspense qui a tenu le Québec et le Canada en haleine pendant quelques semaines. Aujourd’hui, nous tenons à souligner le 20e anniversaire de ce jugement qui demeure un des plus importants en matière de droit à l’avortement.
Rappelons brièvement les faits. Au début du mois de juillet 1989, Chantale Daigle, enceinte de Jean-Guy Tremblay, quitte cet homme jaloux, contrôlant et de plus en plus violent. Elle ne souhaite plus avoir d’enfant ni de contact avec lui et entreprend des démarches afin d’interrompre sa grossesse. C’est en route vers une clinique d’avortement qu’elle apprend qu’elle est sous le coup d’une injonction émise par la Cour supérieure, à la demande de Jean-Guy Tremblay, qui lui interdit de se faire avorter, sous peine d’un emprisonnement maximal d’un an et d’une amende de 50 000$. Selon ce dernier, l’avortement de son ex-petite amie lui causerait un préjudice sérieux et irréparable… ainsi qu’à « l’être vivant » qu’elle porte en elle. Chantale Daigle devient ainsi la seule femme au Canada ne pouvant se faire avorter.
À Val d’Or, le 17 juillet, la Cour supérieure maintient l’injonction. Le juge Viens fonde sa décision sur le « droit à la vie de tout être humain » garanti par la Charte des droits et libertés du Québec et interprète diverses dispositions du Code civil pour inclure le fœtus dans l’expression « être humain ». Il déclare que Jean-Guy Tremblay avait, pour des fins de protection de la vie et de sa progéniture, les motifs nécessaires pour demander l’injonction. Quant aux droits de Chantale Daigle, le juge conclura : « La situation est certainement pénible et difficile pour elle et nous en sommes conscients. Mais le Tribunal, dans les circonstances présentes ici, ne peut que constater que le droit à la vie de l’enfant qu’elle porte l’emporte nettement et sans ambiguïté sur les inconvénients que l’intimée pourrait subir éventuellement ». (Desmarais, 1999, p.334)
Chantale Daigle s’adresse alors à la Cour d’appel qui, le 26 juillet 1989, confirme la validité de l’injonction, dans une décision majoritaire à trois juges contre deux. Déboutée une seconde fois, la jeune femme porte sa cause devant le plus haut tribunal du pays.
En raison de l’avancement de la grossesse de Chantale Daigle, les juges de la Cour suprême sont réunis d’urgence et la cause est entendue le 8 août 1989. Pendant les plaidoiries des avocats des deux parties, c’est la consternation! L’avocat de Chantale Daigle apprend que celle-ci s’est fait avorter, à Boston, la semaine précédente. La cause devient pour ainsi dire caduque, mais après réflexion, les juges de la Cour acceptent de poursuivre l’audition sachant que d’autres femmes pourraient subir le même sort (rappelons que deux autres injonctions au Canada avaient aussi été présentées par des géniteurs en quelques semaines). Le jour même, la Cour suprême rend une décision unanime en faveur de Chantale Daigle.
Dans ce jugement historique (Tremblay c. Daigle, [1989] 2 R.C.S. 530) qui n’a jamais été contredit depuis, la Cour suprême affirme que les droits du fœtus et les droits du père en puissance n’existent pas. La Cour ajoute que seule la femme enceinte a le pouvoir de décider si une grossesse sera menée à terme et que le père n’a aucun « intérêt » sur le fœtus. Elle conclue que « le fœtus n’est pas compris dans les termes « être humain » utilisés par la Charte québécoise et, par conséquent, ne jouit pas du droit à la vie conféré par son article premier ». Ce jugement, ainsi que l’arrêt Morgentaler, qui décriminalisait l’avortement un an et demi auparavant, constituent encore aujourd’hui les jalons juridiques du droit à l’avortement au pays.
Mais l’histoire de Chantale Daigle n’est pas seulement remarquable en raison de son caractère fortement médiatisé, des acteurs en présence, et de sa contribution en matière de droits des femmes. C’est aussi l’histoire d’une formidable mobilisation et d’une grande solidarité, entre cette jeune femme de 21 ans qui ne se disait pas féministe et le mouvement en faveur du libre choix. Au lendemain de la décision de la Cour d’appel, Chantale Daigle, alors enceinte de 21 semaines et incertaine de la décision de la Cour suprême, accepte l’aide du Centre de santé des femmes de Montréal. Quatre militantes féministes, aussi déterminées que Chantale Daigle et défiant elles aussi les tribunaux, orchestrent clandestinement son avortement aux États-Unis, l’aident à traverser la frontière incognito, détournent l’attention des médias et des anti-choix, et l’accompagnent tout au long de son avortement.
Pendant ce temps, le mouvement féministe prépare la riposte. En quelques jours, la Coalition québécoise pour le droit à l’avortement libre et gratuit (CQDALG), composée de groupes féministes, syndicaux, sociaux et étudiants, et forte de l’appui d’une grande partie de la population, organise la plus grande manifestation jamais vue en faveur de la liberté de choix au Canada. Ainsi, le 27 juillet, plus de 10 000 personnes manifestent leur appui à Chantale Daigle dans les rues de Montréal.
Dans un discours prononcé à cette occasion, la porte-parole de la CQDALG, Andrée Côté, exprime l’indignation provoquée par le jugement de la Cour d’appel : « la portée de ce jugement est très grave pour les femmes… Ce jugement vient étendre aux hommes, aux chums et aux époux, le pouvoir de contrôler individuellement la liberté et les maternités des femmes. C’est une décision patriarcale… Elle donne aux pères plus de pouvoir qu’aux mères sur la maternité. » (Desmarais, 1999, p.339). L’histoire de Chantale Daigle devient l’histoire de toutes les femmes du Québec, qui refusent de laisser à quiconque le pouvoir de décider à leur place.
Dans le Manifeste des femmes du Québec, la CQDALG compare le fait de forcer une femme à poursuivre une grossesse non désirée à un viol : « La forcer, sous la menace d’emprisonnement, à porter dans son corps un enfant qu’elle ne veut pas mettre au monde, c’est de la violence physique et psychologique… jusqu’à maintenant, les décisions des tribunaux dans l’affaire Chantale Daigle démontrent que la magistrature s’est fait complice de la violence onjugale. Ces jugements sont fondés sur des principes sexistes qui légitiment l’appropriation des femmes par les hommes, et non sur des principes de justice fondamentale qui garantissent aux femmes l’égalité. »
Le jugement de la Cour suprême aura tranché la question pour les décennies à venir : en matière d’avortement, les femmes sont les seules juges. Souligner les 20 ans de ce jugement, c’est souligner cet acquis fondamental, ainsi que le courage de Chantale Daigle et celui de toutes les femmes qui, encore aujourd’hui, doivent se battre pour exercer et défendre leur droit de décider librement de leur maternité.
Références :
Desmarais, Louise. Mémoire d’une bataille inachevée, la lutte pour l’avortement au Québec 1970-1992. Éditions Trait d’union, 1999, 441 pages.
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La soirée spectacle du 1er octobre

Pour télécharger l'affiche promotionelle, cliquez ici.
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Le fanzine sur les 20 ans de l'affaire Chantale Daigle

Le fanzine sur les 20 ans de l'affaire Chantale Daigle a été lancé pendant la soirée du 1er octobre au Théâtre Plaza. Pour recevoir des copies de ce fanzine, merci de communiquer avec la FQPN.
Pour télécharger votre copie, cliquez ici.
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Avortement et loi 34 : une saga déplorable
La Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) salue la décision du ministre de la Santé et des Services sociaux, M. Yves Bolduc, de retirer l’avortement des interventions médicales incluses dans la loi 34. En bout de ligne, la controverse des dernières semaines se sera soldée par une bonne nouvelle. Mais il demeure déplorable de constater qu’il aura fallu un tollé médiatique pour faire entendre raison au ministre et que ce dernier fasse preuve de jugement dans ce dossier.
Déjà, en 2006, la FQPN s’était inquiétée de l’inclusion de l’avortement dans le règlement lié à la loi 33. En 2008, le Conseil du statut de la femme, dans son état des lieux sur l’avortement, avait sonné l’alarme sur les conséquences possibles de l’inclusion de l’avortement dans cette loi. En avril dernier, nous avions réclamé que les trois centres communautaires de santé des femmes soient retirés de la loi 34. La vaste mobilisation politique, initiée par le Centre de santé des femmes de Montréal, a mené à leur exclusion de ce projet de loi, une belle victoire. Nous avions également réclamé de la part du ministre que l’avortement soit retiré du règlement lié aux lois 33 et 34. Ces démarches ont été l’objet d’une campagne de lettre appuyée par plus d’une vingtaine de groupes de femmes, groupes communautaires en santé, organisations syndicales, centres de femmes et d’individues.
En effet, nous avions alors questionné les motifs pour lesquels l’avortement avait été inclus dans les interventions médicales assujetties aux lois 33 et 34. L’avortement n’est certainement pas comparable aux types de chirurgies qui font partie du même règlement. Et tous les intervenants s’entendent pour dire que l’avortement de premier trimestre est une intervention mineure au plan médical, qui ne nécessite ni salle d’opération, ni contexte hospitalier.
La réponse à cette question, posée souvent au cours des dernières semaines, reste une énigme. Nous ne croyons pas que des intérêts anti-choix soient derrière toute cette affaire. Au Québec, le droit à l’avortement n’est pas remis en question. L’opposition au projet de loi fédéral C-484 qui menaçait de façon sérieuse les droits des femmes en matière d’avortement, avait fait consensus au Québec, tant du côté de l’Assemblée nationale que du côté de la population avec 5 000 personnes qui avaient manifesté leur opposition dans les rues de Montréal en septembre 2008, en réponse à l’appel des mouvements féministe et syndical.
Au Québec, depuis la décriminalisation de l’avortement, l’enjeu a toujours été au niveau de l’accès aux services. Et les avancées en la matière ont toujours été obtenues au compte-goutte, après de longues luttes, réclamations et mobilisations. Il aura fallu plusieurs années avant que de nouveaux budgets longuement réclamés ne soient débloqués en matière d’avortement et qu’au moins un point de service desserve chacune des régions du Québec (2001). Il aura fallu un recours collectif et une décision d’un tribunal pour que le gouvernement respecte son obligation d’offrir ce service gratuitement à toutes les québécoises (2006). Et il aura fallu la menace de la fermeture de la clinique de l’Alternative pour que le ministre arrête de mettre des bâtons dans les roues des trop peu nombreux intervenants en matière de services d’avortement au Québec. Malgré ceci, la saga de la loi 34 aura occasionné beaucoup de perte de temps, sans compter des milliers de dollars dépensés inutilement, pour les cliniques et les centres de santé des femmes, qui ont lutté pour préserver leur spécificité et qui avaient entamé les démarches pour se conformer aux nouvelles normes.
Si ce ne sont pas des intérêts anti-choix qui sont derrière tout cela, alors ce ne peut être qu’un manque flagrant de volonté politique pour assurer aux femmes un accès facile, rapide, universel, respectueux de leurs choix, le plus humain et le moins médicalisé possible. Ce que la saga des dernières semaines révèle clairement, c’est aussi le manque d’écoute du ministère face à un ensemble d’intervenants qui font clairement consensus et l’absence de véritables processus de consultations. Il est navrant de constater que des articles de journaux sont devenus plus efficaces pour se faire entendre de nos élus que des mémoires!
Les médias laisseront croire que la question est maintenant réglée et que c’est un retour à la normale. Mais malgré le retrait de l’avortement de la loi 34, la lutte pour l’accès à l’avortement est loin d’être terminée. Encore aujourd’hui, cet accès demeure fragile, avec des femmes qui peuvent parfois devoir attendre jusqu’à quatre semaines avant d’obtenir l’intervention, avec des boîtes vocales comme service d’accueil, faute de personnel, avec seulement une cinquantaine de médecins qui pratiquent l’avortement au Québec, sans oublier le manque de formation et de préparation de la relève dans ce domaine. Moins de 25% des établissements du réseau public (centre hospitalier et CLSC) offre ce service, soit l’intervention comme telle ou encore les services de soutien et de counselling connexes. Les quatre cliniques privées sont toutes situées à Montréal et seulement trois régions bénéficient d’un centre communautaire de santé des femmes. La bataille de l’heure demeure la nécessité de faire débloquer les budgets nécessaires pour assurer aux femmes des services de qualité égale, offerts dans des conditions optimales, partout au Québec, dans des endroits chaleureux et réservés à cette fin, avec du personnel pro-choix, qui privilégie une approche globale, sans jugement et sensible à cette réalité peu banale dans la vie des femmes.
En fait, toute embûche rencontrée par les femmes dans leurs démarches pour obtenir un avortement vient restreindre leur capacité d’exercer un de leurs droits les plus fondamentaux, soit celui de décider librement de leur maternité. Il serait grand temps que le gouvernement nous démontre, par des actions concrètes, sa volonté réelle de promouvoir et de respecter ce droit.
Mise à jour : 20 août 2009
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Les organisations pro-choix canadiens pleurent la mort de Dr. George Tiller
Nous sommes terriblement choquées et attristées par la nouvelle du meurtre de Dr
George Tiller dans le Wichita, Kansas, ce 31 mai 2009. Nos pensées et condoléances sont
adressées à la famille, le personnel de la clinique et les membres de la communauté du
Dr Tiller.
Nous avons perdu un docteur très engagé et soucieux du bien‐être et de la santé des
femmes. Il était un des rares docteurs en Amérique du Nord à pratiquer des
avortements tardifs, desservant également des femmes du Canada. C’est un service
essentiel pour les femmes qui font face à des situations complexes et difficiles.
Dr Tiller s’est engagé à assurer la liberté des femmes quant à leur santé reproductive. Il
a été régulièrement confronté à des menaces et oppositions à son travail et devant sa
clinique. Malgré tout cela, il est demeuré engagé envers les femmes et leur santé
reproductive. La perte est énorme et fortement ressentie par la mouvement pro-choix
et les femmes qui avaient recours à ses services, ses compétences et son engagement.
- Action Canada pour la population et le développement
- Association canadienne pour la liberté de choix
- BC Women's Hospital and Health Centre (Colombie-Britannique)
- Catholiques pour le choix Canada
- Clinique gynéco-obstétrique pour adolescentes, CHU Ste-Justine (Québec)
- Coalition pour la droit à l'avortement au Canada
- CSSS Champlain, CLSC St-Hubert (Québec)
- CUPE 1979 (Ontario)
- Elizabeth Bagshaw Women's Clinic (Colombie-Britannique)
-
Fédération canadienne pour la santé sexuelle
-
Fédération du Québec pour le planning des naissances
- Fédération interpofessionnelle de la santé du Québec (Québec)
- Fonds d'action et d'éducation juridique pour les femmes
- Halifax Sexual Health Centre (Nouvelle-Écosse)
- NB Rebelles (Nouveau-Brunswick)
- North York Women's Shelter (Ontario)
- Options Sexual Health Association (Alberta)
- Planned Parenhood - Newfoundland and Labrador Sexual Health Centre (T.-N. et Labrador))
- Pro-Choice New Brunswick (Nouveau-Brunswick)
- Sexual Health Access Alberta (Alberta)
- Sexual Health Centre for Lunenburg County (Nouvelle-Écosse)
- Sexuality Education Resource Centre (Manitoba)
- Société des femmes philosophes
- Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes
retour en haut L'acharnement sur l'avortement n'a plus sa raison d'être
L'Association canadienne pour la liberté de choix, la Coalition pour le droit à l'avortement du Canada et la FQPN ont émis une lettre d'opinion sur la campagne du 14 mai 2009. Pour lire la lettre, cliquez ici. >>>
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Des milliers de personnes manifestent :
Pas d’autres C-484 : on ne joue pas avec les droits des femmes!

Photo : Michel Giroux, CSN
Plus de 5 000 personnes ont manifesté dans les rues de Montréal, dimanche le 28 septembre 2008, afin de protester contre les reculs possibles en matière de droit à l’avortement et d’obtenir des engagements fermes de la part des chefs des différents partis politiques.
Avant le déclenchement des élections, une série de projets de loi qui visaient à restreindre la liberté de choix des femmes suivaient leur cours. « Depuis sa décriminalisation en 1988, le droit à l’avortement n’a jamais fait l’objet d’autant de menaces politiques que dans les deux dernières années, soit depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur minoritaire », déclare Johanne Fillion, porte-parole de la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN). Malgré les promesses du gouvernement Harper de ne pas rouvrir le débat sur l’avortement, tous les députés conservateurs, sauf quatre, ont voté en faveur du projet de loi C-484, ainsi que vingt-sept députés libéraux. Ce projet de loi, la « Loi sur les enfants non encore nés victimes d’actes criminels », aurait permis d’octroyer des droits au fœtus, ce qui jetait les bases nécessaires à la recriminalisation de l’avortement. Ce projet de loi a d’ailleurs été contesté par un vaste éventail d’acteurs au Québec, dont l’Assemblée nationale, la Fédération des médecins spécialistes du Québec ainsi que le Barreau du Québec.
« Nous ne voulons plus de promesses, nous voulons des engagements fermes et clairs. Comment se fait-il que M. Harper, lui-même, a voté en faveur de C-484 alors qu’il disait ne pas vouloir rouvrir le débat sur l’avortement? Nous demandons aux chefs de partis de s’engager à protéger le droit fondamental des femmes à la liberté de choix et à faire en sorte qu’aucun autre projet de loi menaçant les droits reproductifs des femmes ne puissent être présenté à la Chambre des communes », réclame Madame Fillion.
« Le bilan du gouvernement conservateur face aux droits des femmes est extrêmement négatif », poursuit Michèle Asselin, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ). « Les droits reproductifs des femmes sont particulièrement visés et nous voulons qu’ils deviennent un enjeu électoral. C-484 n’était pas tout seul. Le projet de loi C-338, qui aurait criminalisé un avortement après la vingtième semaine, visait de toute évidence à réduire le droit d’une femme à choisir. Le projet de loi C-537 était plus sournois, puisqu’il aurait permis à un professionnel de la santé de limiter ou de refuser au nom de ses convictions religieuses des soins dus à une femme », explique Madame Asselin.
« L’annonce du ministre de la Justice, Rob Nicholson, quelques jours avant le déclenchement des élections, était de la poudre aux yeux », selon Madame Fillion. Le ministre a annoncé l’intention du gouvernement Harper de déposer un projet de loi afin de punir plus sévèrement les crimes commis contre une femme enceinte, sans passer par l’octroi de droits au fœtus. « Un tel projet de loi serait inutile et inefficace pour combattre la violence faite aux femmes, qu’elles soient enceintes ou non, et n’a jamais été réclamé par les groupes qui luttent contre la violence. Nous voulons plus de prévention, et non davantage de criminalisation », déclare Madame Fillion.
Dans un contexte de montée de la droite politique et religieuse et du conservatisme social, la position de chaque député qui sera élu ou élue à la Chambre des communes peut changer le cours de l’histoire en matière d’avortement. « Nous devons savoir clairement quelles sont les visées de chacun et chacune des personnes qui souhaitent se rapprocher du pouvoir et c’est pourquoi j’invite toutes les électrices et les électeurs à accorder leur voix à la personne candidate qui fera le mieux obstacle aux visées conservatrices et anti-choix, qui risquent de nous faire perdre des droits acquis de hautes luttes! », ajoute Madame Asselin.
Au son des « Démasquons les anti-choix, refusons leurs projets de loi », les milliers de manifestantes et manifestants ont quitté le Parc Lahaie pour aller déposer leur vote pro-choix dans les urnes (poll 484) prévues à cet effet. Leur bulletin de vote sera remis au prochain Premier ministre par les organisatrices de la manifestation.
La manifestation du 28 septembre est une initiative de la FQPN et de la FFQ, en collaboration avec le mouvement autonome des femmes et le mouvement syndical. Elle s’inscrit dans le cadre de la Journée pancanadienne d’actions pendant laquelle des activités sont prévues dans plusieurs grandes villes du pays.
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Le corps des femmes ne concerne pas les évêques
La FQPN et la FFQ réagissent à la sortie de l'Assemblée des évêques en faveur de C-484 et à la remise du cardinal Turcotte de son insigne de l'Ordre du Canada. Cliquez ici pour lire le communiqué.>>>
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Recours collectif sur l'avortement
En réponse au recours collectif intenté par l’Association pour l’accès à l’avortement au nom des femmes qui ont dû payer pour obtenir un avortement, la juge Nicole Bénard de la Cour supérieure du Québec a rendu son jugement en août 2006. Dans ce jugement historique, la juge a conclu que le Québec violait sa propre loi en ne payant qu'une partie des coûts des avortements pratiqués dans certains centres de santé des femmes et dans les cliniques privées, alors qu'il s'agissait d'un service assuré en vertu de la Loi sur l'assurance-maladie. Ce jugement condamne ainsi le gouvernement du Québec à rembourser plus de 13 millions $ aux femmes du Québec qui ont dû payer pour avoir accès aux services d'avortement. Le Québec a décidé de ne pas en appeler de ce jugement et a annoncé, en septembre 2006, que les femmes seraient remboursées.
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Dernière mise à jour : 18 mai 2010 |