Ressources conseil grossesse anti-choix

Conférence de presse le 28 janvier, 10h

Nouvelles de la FQPN
Vignette promotion rapport sur les ressources conseil grossesse anti-choix

Vous êtes enceinte? Vous ne savez pas quoi faire? Des organismes offrent de vous aider, de vous accompagner dans votre prise de décision, quelle qu'elle soit... Vraiment?

VOICI un jeu interactif qui vous aidera à les démasquerDémasquons les ressources anti-choix!Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.

Les ressources conseil grossesse sont là pour accompagner celles qui font face à une grossesse non planifiée. Mais que se passe-t-il lorsque ces ressources, dont l’image publique est neutre et professionnelle, sont animées par des personnes défavorables à l’avortement?

« Es-tu vraiment prête à vivre toute ta vie avec la décision d’avoir tué ton enfant?Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. »
« Si y'a une petite grafignure qui se fait, après c'est plus propice à la nidation, tu pourrais plus avoir de bébé. C'est un risque qui est à prendre. Aussi, s'il reste un petit morceau, une petite affaire, ça peut t'apporter des hémorragies, ça. (...) Y'a beaucoup plus de cancers du sein. (…) L'avortement, tu le paies plus fort que tu penses, c'est ça l'affaireCe lien ouvre une nouvelle fenêtre. »
«Des fondations pour la protection des animaux donnent des subventions aux laboratoires pour qu’ils utilisent des fœtus avortés au lieu des rats, raconte-t-elle. Ils s’en servent aussi pour fabriquer des produits de beauté. Les cliniques les vendent, surtout s’ils ne sont pas trop maganés.Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.»

À NOTER : ces informations sont totalement fausses. Pour en savoir plus, consultez ce documentCe lien ouvre une nouvelle fenêtre. produit par le Conseil du statut de la femme à l’occasion des 25 ans de la décriminalisation de l’avortement.

Non, ce n’est pas dans le Sud des États-Unis mais bel et bien au Québec qu’ont été enregistrées ces «interventions» visant à «accompagner et soutenir» des femmes qui se questionnent sur la poursuite d’une grossesse non planifiée.

Le Québec est la province canadienne où il y a le plus de points de service de santé sexuelle et reproductive. La majorité  de la population considère que l’avortement devrait être laissé au libre-choix des femmes et l’Assemblée nationale a réaffirmé à plusieurs reprises sa position pro-choix.

Pourtant, certains groupes et individus continuent à s’opposer à l’avortement et s’organisent afin de faire interdire ou de limiter sa pratique. S’il est normal, dans une société pluraliste, que des enjeux de société soient débattus dans l’espace public, est-il acceptable que ce combat se mène dans un contexte d’intervention psychosociale, auprès de femmes confrontées à une décision qui aura un impact majeur sur le reste de leur vie?

« Les femmes ont le droit d’avoir des informations justes lorsqu’il s’agit de prendre une décision aussi importante que celle de poursuivre ou non une grossesse non planifiée. L’intervention doit avoir pour but d’accompagner dans la prise de décision et non pas de convaincre qu’une option est meilleure que l’autre » dit Sophie de Cordes, coordonnatrice de la FQPN.

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ENCEINTE? BESOIN D’AIDE?
S.O.S Grossesse QuébecCe lien ouvre une nouvelle fenêtre., 418 682-6222
S.O.S Grossesse EstrieCe lien ouvre une nouvelle fenêtre., 819 822-1181
Grossesse-SecoursCe lien ouvre une nouvelle fenêtre., 514 271-0554

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La FQPN rend aujourd’hui disponibles des outils pour mieux connaitre et démasquer ces ressources, accompagnés de recommandations pour le Ministère de la santé et des services sociaux visant à limiter les impacts négatifs de ces pratiques sur celles qui s’interrogent sur la poursuite de leur grossesse.

Pour en savoir plus :

À consulter aussi :

Dans la presse au Québec :

Date de dernière modification : 23 mars 2015

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2 commentaires pour Ressources conseil grossesse anti-choix

  1. Le , Annie a écrit :

    J’ai choisi de subir un avortement en 2010 et bien que j’ai eu la chance d’être extrêmement bien accompagnée et traitée, j’ai pu entrevoir les obstacles auxquels beaucoup de femmes doivent faire face dans cette situation, même ici, au Québec.
    Je n’étais ni très jeune ni très « vieille », et tout-à-fait convaincue de ma décision. Pourtant, j’ai eu droit au ton froid de la secrétaire de la première clinique où j’ai appelé (pourtant publique, affiliée à un hôpital) qui me prenait un peu de haut en m’expliquant que bien sûr qu’il y avait deux rendez-vous, le premier uniquement avec une travailleuse sociale, pour que je sois sûre de mon choix. Quand j’ai rappelé pour annuler ledit rendez-vous car j’avais décidé d’aller dans une autre clinique, elle s’est empressée de mettre dans ma bouche la réponse à la question qu’elle n’avait pas daigné me poser:
    « - Vous avez décidé de poursuivre la grossesse.
    - … Non, j’ai décidé d’aller dans une autre clinique… » [où j'ai obtenu un rendez-vous beaucoup plus rapidement, où on ne me force pas à attendre 2 semaines après un premier rendez-vous de formalité et où on ne juge pas mon choix, bien qu'on s'assure que je le fasse de façon éclairée.]
    Outre les bons soins de la clinique que j’ai finalement choisie, j’ai également eu de la chance sur le plan social: j’avais des ami(e)s à qui parler. J’évolue dans un environnement assez éduqué et libéral, et j’étais déjà farouchement pro-choix avant l’évènement. Je n’étais donc ni en conflit avec mes valeurs, ni avec celles de mon entourage.
    Pourtant, ma famille ne l’a appris que récemment. Pourtant, je n’en parle que si je dois le faire ou si je pense que partager mon expérience peut aider quelqu’un d’autre. Pourtant, je me suis sentie jugée des tas de fois. Alors que je le répète, j’ai eu la chance de vivre cette expérience probablement de la façon la plus « idéale » possible (sécuritaire physiquement et psychologiquement) et qu’à l’heure actuelle et que je demeure convaincue que c’était l’une des meilleures décisions de ma vie.
    Donc j’ose à peine imaginer la confusion dans laquelle se retrouve une personne ayant peu d’information, n’étant pas certaine de son choix, ne vivant pas dans la métropole, et se heurtant au tabou, à l’incapacité de se confier à des proches, etc.
    Merci, donc. Merci de nous tenir informées, nous les personnes qui en avons besoin, mais merci aussi de tenir le reste de la population informée. Pour les personnes à qui ça pourrait arriver, mais aussi pour celles à qui c’est déjà arrivé, et qui doivent aussi composer avec la désinformation et le jugement des autres.

    1. Le , FQPN a écrit :

      Merci Annie de partager ton expérience. Il est vrai que la qualité de l’accompagnement peut faire une nette différence dans l’expérience de l’interruption de grossesse. Le fait de pouvoir avoir plusieurs options et surtout d’avoir la capacité de mettre ses limites personnelles avec les professionnels de la santé n’est pas toujours facile ni possible pour toutes. Ton partage permet de soulever des réalités qu’on n’ose pas toujours nommer. Encore merci.

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