Avortement – Le collectif en faveur d’une loi prot

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Nouvelles générales, mercredi 24 février 2016 - 11:13:00 UTC -0500
Collectif en faveur d’une loi protégeant la sécurité et la confidentialité des femmes en matière d’avortement

MONTRÉAL, le 24 févr. 2016 /CNW Telbec/ - Aujourd'hui, la porte-parole de l'opposition officielle en matière de condition féminine et députée d'Hochelaga Maisonneuve, madame Carole Poirier, a déposé un projet de loi visant à mieux protéger les femmes et le personnel médical aux abords des cliniques de planning. Le collectif en faveur d'une loi protégeant la sécurité et la confidentialité des femmes tient à saluer cette initiative.

« Nous sommes heureuses et heureux d'avoir été entendu(e)s. Nous souhaitons maintenant que tous les élus de l'Assemblée nationale travaillent ensemble pour que ce projet soit adopté à la présente session parlementaire. Il y a descauses qui doivent rassembler les partis et nous espérons que le droit des Québécoises de recevoir des soins en toute sécurité et confidentialité en fait partie », a souligné France Désilets directrice générale de la Clinique Morgentaler s'exprimant au nom du collectif.

Rappelons que dans une lettre publique, 15 organisations ont demandé aux élus de l'Assemblée nationale d'adopter une loi afin de mieux protéger les femmes. Actuellement, les cliniques doivent multiplier les requêtes en injonction afin d'éviter aux femmes de traverser un groupe de manifestants anti-choix avant un avortement. La présence des manifestants à la porte même des cliniques a de réelles conséquences et, pour plusieurs, rend les interventions plus difficiles, plus médicamentées, dans un contexte déjà hautement éprouvant.

La Clinique Morgentaler a dû se battre seule pendant des années pour assurer un environnement sécuritaire aux femmes en obtenant une injonction du tribunal qui a établi un périmètre de sécurité. Puis, les manifestants se sont déplacés à la Clinique Fémina et à la Clinique l'Alternative. Quelle clinique sera la prochaine visée? Il y a déjà plus de 15 ans, la Colombie-Britannique a adopté une loi qui établit un tel périmètre et qui interdit aux manifestants d'interpeller, de harceler et de photographier tant les femmes que les équipes médicales des cliniques. Le Québec peut en faire autant.

« Nous ne souhaitons, d'aucune façon, brimer la liberté d'expression ou de croyance des groupes anti-choix. Toutefois, quand ce droit vient compromettre la sécurité et la confidentialité des femmes à qui on doit assurer l'accès à l'avortement libre et sécuritaire, l'État doit intervenir », a ajouté Mme Désilets.

Le collectif regroupe les organisations suivantes : Clinique Fémina, Clinique l'Alternative, Clinique Morgentaler, Action Canada pour la santé et les droits sexuels, Association des obstétriciens gynécologues du Québec, Centre de santé desfemmes de la Mauricie, Centre de santé des femmes de Montréal, Clinique des femmes de l'Outaouais, Comité de vigilance IVG du Québec, Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, Fédération des femmes du Québec, Fédération desmédecins omnipraticiens du Québec, Fédération des médecins spécialistes du Québec, Fédération du Québec pour leplanning des naissances, Fédération nationale pour l'avortement (NAF Canada).

 

SOURCE Collectif en faveur d’une loi protégeant la sécurité et la confidentialité des femmes en matière d’avortement

Contact

Christine Geoffrion, Bureau : 450-515-1445, Cellulaire : 514-424-4269

Note(s) :

Date de dernière modification : 4 juillet 2016

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