5 conseils pour trouver l’amour en ligne lorsqu’on a un handicap

Article publié le 12 février 2016 sur le site Internet Ici Radio-Canada.

Non, ceci n’est pas un documentaire sur la vie sexuelle des personnes handicapées: retour sur le documentaire Rencontres particulières par Kéven Breton

Article de Kéven Breton publié le 13 avril 2017 sur le site Internet de C’est juste de la TV.

Le documentaire Rencontres particulières, diffusé hier sur TV5, braque les projecteurs sur un sujet délicat : l’aide sexuelle. Ce terme réfère à l’obtention de services sexuels par des personnes en situation de handicap qui font le choix d’emprunter cette avenue – pour l’instant illégale – afin d’assouvir leurs besoins. L’enjeu est complexe, mais l’équipe de réalisation réussi à offrir un bon tour d’horizon en soixante minutes.

Toutefois, attention : contrairement à ce qu’on veut vous faire croire, ce documentaire ne parle pas de la sexualité des personnes handicapées. L’erreur est dans le marketing entourant cette émission, qui est présentée sans retenue comme une incursion dans la vie intime des personnes handicapées.

Pas d’homogénéité

(Vidéo : Rencontres particulières) 

Ce n’est probablement pas de la faute au réalisateur Mathieu Vachon, ni celle d’aucun des nombreux intervenants tous pertinents à leur façon. Mais la bande-annonce (ci-haut), et les nombreux articles de presse qui y font référence, présentaient unanimement ce soixante minutes comme une exploration minutieuse de la «vie sexuelle des personnes handicapées».

Malheureusement, ces journalistes devraient savoir que la «sexualité des personnes handicapées» est un concept qui n’existe que dans leur tête. Cette «sexualité» opaque et homogène, associée sans gêne à un groupe d’individus, n’existe pas plus que la «sexualité des homosexuels», la «sexualité des femmes hétérosexuelles noires» ou la «sexualité des informaticiens Gémeaux ascendant Scorpions».

Ainsi une très grande majorité de personnes handicapées ne se reconnaîtront absolument pas dans Rencontres particulières, dont le sujet semble au final fasciner davantage les personnes non-handicapées. D’ailleurs, beaucoup d’autres émissions ont traité de ce même sujet par le passé, dont les Francs-Tireurs ou Médium Large.

Du bon et du moins bon 

(Photo : Rencontres particulières) 

L’assistance sexuelle n’en demeure pas moins un sujet intéressant et le travail de recherche soutenant le documentaire est volumineux. On fait un tour d’horizon… avec même quelques répétitions puisqu’on multiplie tellement les cas de figure d’hommes (et jamais de femmes) ayant eu recours à ces services, qu’on aurait pu explorer d’autres facettes de la vie intime des personnes handicapées.

De plus, certains intervenants expliquent que bien des personnes en situation de handicap ne veulent pas avoir accès à ces services sexuels ou n’en n’ont simplement pas besoin. Malheureusement, non seulement ces extraits sont trop brefs, mais ils n’ont pas retenu l’attention des critiques qui n’avaient d’intérêt que pour les témoignages des hommes ayant clandestinement fait affaires avec des escortes par le passé. Il faut tout de même dire que ces exemples étaient bons et particulièrement frappants : le premier en a retiré une expérience positive, acquérant une dose de confiance nécessaire pour s’épanouir émotionnellement, alors que l’autre en est ressorti troublé et même blessé, après que la travailleuse du sexe lui ait offert un service de mauvaise qualité.

En résumé : le ton est juste, le contenu est étoffé, et en une heure le documentaire parvient à nous faire comprendre certains enjeux reliés à la légalisation de ce service au Canada. Il fallait en parler, c’est chose faite.

On peut donc dire que Rencontres particulières est une exploration journalistique sur la légalisation de la prostitution et des services sexuels, et non pas d’une émission sur la vie sexuelle des personnes handicapées.

D’autres aspects à explorer 

(Photo : Rencontres particulières)

Je souhaite maintenant que les prochains réalisateurs qui aborderont le vaste sujet de la vie intime des personnes handicapées le feront en explorant d’autres facettes peut-être moins provocatrices, mais tout aussi importantes : comment dater dans une ville principalement inaccessible? Comment se passe la réadaptation sexuelle après un accident? Comment sortir pour rencontrer des gens alors qu’on vit sous le seuil de la pauvreté? Comment avoir une vie intime si on se fait refuser l’achat d’un lit double? Comment se rendre au cinéma avec son amoureux, si vous êtes les deux en fauteuils roulants et qu’aucun taxi de Montréal offre un service adapté?

Additionnez tout ceci, et vous commencez à vous rapprocher d’une émission qualifiable «d’exploration de la vie sexuelle des personnes handicapées». Mais ce n’est pas ce dont il est question avec Rencontres particulières. C’est correct aussi, tant qu’on le considère comme tel.

Vous pouvez revoir le documentaire Rencontres particulières  sur le site web de TV5. Attention, vous avez jusqu’au 18 avril pour le faire.

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Kéven Breton est un militant de l’accessibilité universelle. Pour d’autres articles sur le handicap, vous pouvez le lire sur son blogue URBANIA.

XY : santé et sexualités pour la Saint-Valentin

Vidéo tirée d’un article de 2013 sur http://santenews.reseauprosante.fr, suivie de sa retranscription.

Contexte: vidéo prise dans le cadre de la troisième semaine des sexualités bordelaise. Pour cette édition, les sujets traités concernaient par exemple le handicap, le triolisme. Tout cela avec comme mot d’ordre le plaisir et la santé sexuelle. Témoignages de participants.


XY Sex 2013 : focus sur le handica[…]

Retranscription de la vidéo:

Jean-Pierre: Moi je suis parti d’une expérience, d’une rencontre que j’ai faite quand j’étais jeune, d’ailleurs j’en parle assez souvent, parce que pour moi elle m’avait marqué. C’était donc une personne qui est infirme motrice cérébrale, qui avait un handicap visiblement assez lourd en tout cas, qui est en fauteuil, qui n’a pas l’usage de ses jambes, bien qu’elle avait ses sensations. Nous étions copains ou amants on va dire, dans notre jeunesse. Moi ce qui m’a toujours marqué, c’est justement le fait que si elle n’avait pas accès à toutes les positions, toutes les choses que peuvent faire les personnes valides, habituellement en terme de sexualité, elle le disait elle-même, c’est ce que je disais toute à l’heure, elle compensait. C’est à dire que ce qu’elle faisait, elle a toujours essayé de le faire à 200%. Elle était, et a toujours été pour moi, une amante qui reste dans mes souvenirs, quoi.

Image d’un pictogramme d’une personne assise sur une personne en fauteuil roulant.

Samuel: À partir du moment où j’ai eu ma compagne qui a été attirée par moi, ça a remis tout à fait en question l’acceptation de mon propre corps, que j’ai revue du jour au lendemain. Il faut déplacer les problèmes qu’il y a, donc une meilleure acceptation du corps, des jeux sexuels, des jeux ludiques, pour justement découvrir les zones érogènes ou quoi que ce soit, et après, il y a peut-être pas pénétration, comme on disait tout à l’heure, mais il y a un plaisir non-dissimulé. Certaines personnes nous connaissant et nous ayant vus, sachant qu’on était en couple, nous ont dit «étant donné vos handicaps et votre situation ca ne durera jamais». Et on vient de fêter nos 3 ans de rencontre il y a quelques jours, on s’est fiancés, on projette de se marier, d’avoir un enfant…

Florence: Est-ce qu’une femme handicapée se pose la question d’avoir des enfants? Certainement. Pour mon cas personnel, je ne me suis pas posé véritablement de question, c’était une évidence, j’avais envie d’être mère, j’avais envie d’être en couple, et quand je me suis installée en couple, le projet d’enfant est arrivé assez rapidement.

Image d’un chandail avec un dessin de jambes ouvertes et un vagin projetant une fontaine au-dessus.

Julien: Étant donné que j’ai une petite autonomie pour marcher, ce n’est pas handicapant. Enfin, j’arrive pas à faire l’amour debout parce que j’ai pas assez de force dans mes jambes, mais à partir du moment où il y a un lit ou il y a un canapé, où y’a une position assise ou allongée, le handicap, il disparaît totalement.

Maelle: On nous considère pas comme des personnes sexuées. Généralement, quand on parle de handicap, c’est plutôt la maladie, la mort, des choses vraiment très très négatives, les gens ont peur, comme si on avait voilà quelque chose en moins, une incapacité, donc forcément, on se dit que ça ce n’est pas possible, et comme on est censé être des personnes ayant besoin d’aide, on ne peut pas apporter quelque chose à d’autres personnes, ce n’est pas possible pour eux.

Julien: J’ai encore du mal à annoncer aux gens que je suis handicapé, à leur dire «OK on se retrouve en ville, mais on va pas pouvoir aller dans tel bar, parce que je suis en fauteuil.»

Image d’un chandail ayant dessus une image ressemblant à une photographie en noir et blanc, présentant des seins dans le bas et des jambes et des fesses dans le haut.

Emeline: Et souvent dans les petits débats comme ça, souvent c’est plutôt les femmes qu’on entend, les femmes en fauteuil, pas les femmes qui sont handicapées que ça ne se voit pas, pas les hommes, pas les hommes en fauteuil, pas les hommes gais, enfin etc. Et là, c’était vraiment un échange assez complet, et je pense que les gens ont bien compris que handicap, ou noir, blanc, jaune, ou homme, femme, tout le monde est sexué, et tout le monde est vivant, simplement.

Sexy-able: image corporelle

Ce post est une transcription de l’émission radio “Ça vaut le détour” du 09 mai 2016 sur Canal M. Animatrice : Maxime D.-Pomerleau, en entrevue avec Marianne Rodrigue de Vie autonome- Montréal. Transcription par la FQPN.

Image tirée du projet « Undressing disability » mentionné à la fin de l’article

Maxime D Pomerleau: On entame le dernier tour de table aujourd’hui avec la chronique Sexy-able de Marianne Rodrigue qui représente Vie autonome- Montréal. En fait tu étais stagiaire en sexologie chez Vie autonome-Montréal,  tu as terminé ton stage et tu es maintenant en attenter de diplôme.

Marianne Rodrigue : Exactement, j’ai terminé il y a presque deux semaines maintenant et je suis très excitée.

Maxime D Pomerleau: Très excitée pour la suite vraiment, c’est super intéressant merci d’être encore avec nous aujourd’hui, c’est très généreux de ta part. Aujourd’hui on va parler de différents éléments de l’image corporelle positive.

Marianne Rodrigue : Oui aujourd’hui je voulais parler d’une image corporelle positive mais aussi de positivité sexuelle, c’est un fil conducteur dans tout le travail que j’ai fait à Vie autonome mais aussi dans les chroniques. L’image corporelle on en entend souvent parler par Équilibre, qui travaille beaucoup sur ça, il y a aussi la Charte pour une image corporelle saine et diversifiée. Bien entendu l’image corporelle affecte plusieurs parties de notre vie mais ça affecte aussi notre sexualité, c’est quelque chose qui revenait dans nos ateliers. Pour les personnes en situation de handicap, dépendamment du type de situation, l’image corporelle peut être un peu problématique parce qu’on sait que les tops modèles ne représentent pas quelque chose de réaliste.

Maxime D Pomerleau: Ben représentent 1 % ou zéro point quelques % de la population mondiale…

Marianne Rodrigue : Exactement donc quand on est en situation de handicap, qu’on soit en fauteuil ou qu’on ait des béquilles ou peu importe on est encore moins près de cet idéal présenté par les médias mais cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas avoir une image corporelle positive puis ça affecte plusieurs parties de notre vie.

Maxime D Pomerleau: Justement quels sont les éléments qu’on peut retrouver dans une image corporelle positive?

Marianne Rodrigue : L’image corporelle c’est la perception qu’on a de son corps mais c’est aussi la perception qu’on croit que les gens ont de notre corps. Donc c’est pas quelque chose qui est seulement nous avec nous même donc c’est vraiment quand tu marches dans la rue tu te dis que c’est sûr qu’il/elle remarque mon bouton dans ma face alors que peut être que non mais c’est la perception qu’on a de soi et qu’on croit que les autres ont de nous. C’est important aussi de savoir que l’image corporelle est toujours en mouvance donc ça évolue dans une vie. On peut avoir une circonstance qui affecte négativement notre image corporelle, ça veut pas dire que ça va toujours être comme ça, on peut travailler là dessus, on peut mettre des choses en place pour améliorer notre image corporelle mais c’est pas forcement fait en criant « chapeau! »

Maxime D Pomerleau: Non c’est pas nécessairement facile c’est une construction identitaire à un certain point et c’est un travail étalé sur toute la vie. Quels sont les aspects sur lesquels on peut travailler pour augmenter notre estime de nous? C’est très lié à l’image corporelle, qu’est ce qu’on peut travailler pour en avoir une qui va nous satisfaire, qui va être positive, qui va être meilleure?

Marianne Rodrigue : Chez les gens qui ont une image corporelle positive on retrouve plusieurs éléments en commun comme de reconnaitre qu’un corps en santé peut prendre diverses formes, de se rendre compte que la taille, le poids ça a pas forcément une incidence sur le bonheur ou la santé, de se rendre compte que chaque personne est unique, qu’elle a des talents, des capacités, des limitations différentes. De se rendre compte aussi que les images médiatiques sont très peu réalistes et que c’est souvent fait de façon à promouvoir la vente de produits. Et un conseil que je donne aussi c’est que souvent on est beaucoup plus dur.e envers soi-même qu’envers les autres donc essayer de porter le regard qu’on a avec les gens qui nous entourent qui est souvent un regard de compassion, d’amour et essayer de se regarder avec ce même point de vue là.

Maxime D Pomerleau: Quels sont les effets d’une image corporelle positive sur la sexualité?

Marianne Rodrigue : Dans certaines études on voit une augmentation de la satisfaction conjugale. Quand on est bien dans notre peau c’est sûr que c’est plus facile d’être bien avec quelqu’un.e d’autre aussi, c’est plus facile d’initier et de maintenir une relation pour les gens qui ont une image corporelle positive, ça renforce les habilités de communication et par le fait même la communication de ses besoins sexuels, on en a parlé la fois dernière. La communication c’est très important. Quand on se sent bien dans notre peau on a beaucoup plus de facilité à parler de nos besoins et donc à avoir une meilleure vie sexuelle et conjugale. Ça aide aussi à avoir confiance en ses choix, en ses habilités et en ses limites ce qui est très important quand on a une situation de handicap qui peut nous rendre par exemple plus fatigué.e, de reconnaitre que la fatigue peut être une façon d’explorer différentes pratiques sexuelles, de reconnaitre en fait par exemple que des limitations motrices ça pousse à être un peu plus créatif, ça peut ouvrir les portes à  plusieurs pratiques qui sont pas nécessairement celles que l’on voit dans un scénario sexuel classique.

Maxime D Pomerleau: Quels sont les autres impacts sur la sexualité, ça nous emmène à définir la notion de positivité sexuelle.

Marianne Rodrigue : Oui exactement c’est pas facile à prononcer c’est la traduction de sex positive en anglais, c’est un concept qui émerge dans les dernières années, c’est une façon de voir la sexualité comme quelque chose de positif, on essaye de pas hiérarchiser les pratiques ou les orientations, l’important c’est que les personnes soient consentant.e.s, libres et éprouvent du plaisir dans le cadre de leurs pratiques.

Maxime D Pomerleau: Ce qui est une sexualité saine et normale.
Marianne Rodrigue : Exactement, donc c’est de respecter les pratiques sexuelles des autres, respecter le consentement de son/sa partenaire, le sien aussi d’ailleurs. C’est de respecter le choix de tous les individus quant à leur sexualité, ce qui peut être intéressant pour les préposé.e.s d’ailleurs de respecter que les gens avec qui ils et elles travaillent ont le droit de faire des choix sur leur propre corps. C’est de célébrer des choses comme la masturbation, le célibat, la monogamie, c’est ne pas accepter qu’il y aie juste un moule avec lequel concorder mais bien focuser sur le fait que les gens sont bien, ont du plaisir, c’est ce qu’on veut.

Maxime D Pomerleau: C’est ce qu’on recherche effectivement et ce aussi à quoi ont servi les ateliers offerts chez Vie autonome. Qu’est ce qui en est ressorti de ces ateliers-là par rapport à toute cette vision de l’image corporelle, de la confiance en soi, de comment nommer ses désirs, ses besoins, ses limites, qu’est ce qu’on y trouve parce que tout ça est très lié ensemble?

Marianne Rodrigue : Absolument donc dans l’atelier sur cette chronique-ci on a eu tellement de beaux échanges, il y a une participante qui est en fauteuil puis elle elle dit « moi je suis une lionne, je sais que j’ai pas l’air de fitter dans les standards, mais moi je suis belle! » puis tous les autres participant.e.s la regardaient puis ils et elles sont allés la voir après pour demander « Comment tu fais pour te sentir comme ça? Tu dégages quelque chose » Ça a mis en perspective le fait que ta perception de toi même c’est toi qui la créé puis c’est ce que tu dégages que les autres décodent aussi donc si toi tu as confiance en toi tu le mets de l’avant, les autres le voient le sentent et l’apprécient.

Maxime D Pomerleau: Qu’est ce qu’on peut dire aux personnes en situation de handicap par rapport à cette idée, ce sont de belles paroles de beaux concepts d’avoir confiance en soi et ce qu’on dégage et que les autres perçoivent et donc on se fait souvent peut être des idées beaucoup plus négatives soi même tout.e. seul.e devant son miroir malheureusement  par rapport à comment les autres nous perçoivent. C’est quoi qu’on peut dire, c’est quoi les conseils pour les personnes en situation de handicap pour justement prendre confiance en eux/elles et entrer dans cette idée de positivité sexuelle?

Marianne Rodrigue : Comme tu disais plus tôt c’est vraiment un travail d’une vie l’image de soi qui se construit. J’invite les gens à regarder, faire des listes des choses qu’ils et elles aiment chez eux par exemple « moi j’aime vraiment mes cheveux », de focuser sur …on peut faire un exercice une fois par jour, focuser sur trois choses qu’on apprécie chez soi, c’est pas nécessairement physique ça peut être « je suis vraiment à l’écoute des gens », « j’aime mes coudes », il y a des gens qui ont de très beaux coudes! focuser là dessus, puis essayer de trouver de nouvelles choses, pas toujours prendre les mêmes, et petit à petit en ayant de la compassion pour soi-même ça se développe et on commence à trouver qu’on a vraiment plein de choses à offrir mais premièrement à soi même c’est ça l’important.

Maxime D Pomerleau: En terminant Marianne quelques liens peutêtre pour avoir des exemples ou des témoignages de quelques personnes qui sont dans cet esprit de sex-positive?

Marianne Rodrigue : Oui il y a un site d’un organisme en Angleterre qui s’appelle Enhance the UK. Ils ont parti la campagne Undressing disability qui a fait le tour de la planète. Quand on cherche « handicap et sexualité » c’est souvent ces images là qui ressortent dans les moteurs de recherche et donc plusieurs personnes ont pris des photos en lingerie dans des contextes érotiques, sexuels, toutes des personnes en situation de handicap très variées. Ils ont sorti un livre, un ebook et vous pouvez trouver sur You Tube des vidéos, des témoignages donc c’est très intéressant de voir des corps que l’on n’est pas habitués de voir érotisés mais vraiment de la part des sujets donc c’est vraiment eux/elles qui mettent en valeur ce qu’ils et elles trouvent beau chez eux/elles ça peut peut être être une petite étincelle pour se donner des idées.

Maxime D Pomerleau: Merci beaucoup Marianne Rodrigue, ancienne stagiaire en sexologie chez Vie autonome -Montréal, bientôt diplômée, on te souhaite le meilleur pour la suite et au plaisir de te recevoir de nouveau à Canal M!